Alors que les Algériens s’apprêtent à sacrifier des millions de moutons pour cet Aïd 2012, l’Institut national de santé publique (INSP) met en garde contre les risques de la propagation du kyste hydatique qui peut apparaître après l’abattage.
Le docteur Djamel Eddine Oulmane de l’INSP met en garde les Algériens contre les dangers de la dissémination du kyste hydatique après l’abattage de certains moutons. « A l’approche de l’Aid, l’abatage de plus de trois millions de moutons, augmente le risque d’être contaminé par un kyste hydatique, car parmi le nombre important de moutons sacrifiés, subsiste un pourcentage d’entre eux infectés par la maladie », a précisé le Dr Oulmane.
Le risque est encore plus important pendant l’Aid, car beaucoup d’abattages se font sans la présence d’un vétérinaire, alors que certains gestes hygiéniques sont indispensables.
Le kyste hydatique est peut provoquer la maladie « hydatidose », qui apparaît chez l’animal s’il a ingéré un parasite vivant chez un carnivore. L’hydatidose touche chaque année, environ 3 millions de personnes dans le monde et des milliers de cas sont signalés annuellement en Algérie, d’après les chiffres de l’INSP.
La contamination se fait de manière directe, et pour lutter contre cette maladie, la prévention reste la meilleure solution. Ainsi, il a préconise de se débarrasser des abats « suspects » où contenant des kystes en les brûlant, où en les détruisant avec des matières organiques (grésil, esprit de sel, chaux…).
AB/ APS