Algerian Startup Initiative : Algérie, « the place to be »

Redaction

L’Algerian Startup Initiative est un projet innovant qui a vocation à promouvoir l’entrepreneuriat. Son porte-parole, Brahim Embouazza, répond à nos questions.

Qu’est-ce que l’Algerian Startup Initiative?

L’ASI est une initiative au départ ad hoc, qui est née  il y a maintenant un peu plus de deux années. Une douzaine de personnes, toutes rassemblées autour de valeurs et de convictions communes, issues de milieux et secteurs divers et variés, situées principalement en Algérie et dans la Silicon Valley, à San Francisco – Etats-Unis, ont souhaité, de façon concrète, pouvoir faire bénéficier les jeunes talent algériens de leurs compétences et de leur savoir-faire.

Parmi les membres de cette initiative, figurent entre autres, des créateurs d’entreprises à succès, installés de part et d’autre de l’océan et de la Méditerranée, des leaders reconnus mondialement dans les domaines de l’informatique et de l’électronique, mais aussi des hauts fonctionnaires d’Etat et des journalistes.

Afin de parvenir aux objectifs que nous nous sommes fixés, ils ont eu l’idée de créer une compétition nationale du meilleur business plan dans le domaine des TIC, et ce, en s’appuyant sur les universités et les écoles supérieures présentes sur l’ensemble du territoire national.

Qui sont ceux qui entreprennent ?

Lorsque nous avons organisé notre premier concours de business plan, il y a deux années, nous avons reçu des business plans de personnes appartenant à des catégories très variées de la population. En premier lieu, figurent de nombreux algériens de la diaspora qui résident principalement en Europe et en Amérique du Nord. En second lieu, la plupart des business plans proviennent d’étudiants qui arrivent au terme de leurs études mais aussi d’employés et de personnes qui se sont déjà lancé dans l’entrepreneuriat. Les premiers lauréats sont issus du monde universitaire mais aussi de celui du travail.

Quelle sont les difficultés pour les intiatives comme Algerian Startup Initiative?

Les principales difficultés que nous avons rencontrées, en tant qu’initiateurs de ce projet, concernent essentiellement l’octroi de prix financiers aux lauréats. Des promesses ont été faites en ce sens par certains ministères et n’ont malheureusement pas été tenues. L’abnégation du ministère de la Poste et des TIC est venue pallier à cette difficulté en apportant la moitié des sommes initialement promises. C’est pourquoi, nous avons décidé, cette année, de nous tourner vers des entreprises privées afin d’assurer le financement promis aux lauréats de la deuxième édition de la compétition que nous organisons cette année.

Quelles sont les difficultés pour les entrepreneurs?

Les entrepreneurs rencontrent surtout des difficultés pour obtenir des financements mais aussi pour bénéficier d’une assistance administrative et juridique afin de créer leur entreprise. Il existe de nombreux instruments de financements mais ils ne sont pas tous adaptés aux besoins spécifiques aux entreprises qui activent dans le domaine des nouvelles technologies. C’est la raison pour laquelle, certains co-fondateur d’ASI travaillent actuellement à la création d’un réseau d’anges investisseurs (business angels), afin d’offrir une palette de financements diversifiés aux entrepreneurs à l’instar de ce qui se fait aux Etats-Unis.

Propos recueillis par Sarah Haderbache