Le groupe de gnawa Djmawi Africa s’est produit jeudi soir sous le chapiteau du Hilton devant un public très jeune.
Depuis le 30 juin, les soirées du Ramadhan de l’hôtel Hilton attirent les amoureux de la musique live. Après la franco-algérienne Sheryfa Luna et la star du raï Kader el Japoni, ce jeudi, c’était autour du groupe algérien de gnawa Djmawi Africa de faire danser le public du chapiteau du Hilton.
Pari réussi. Les fans du groupe se sont agglutinés au pied de la scène et se sont déhanchés pendant plus de deux heures sur des rythmes africains. La musique du groupe algérien formé en 2004, qui n’a de cesse de revendiquer l’africanité de l’Algérie, est effectivement une invitation au voyage à travers le continent. Et très vite, Djmawi Africa est parvenu à apporter des couleurs chaudes dans ce décor tamisé.
Dans la foule de danseurs, amateurs des sonorités africaines et reggae, essentiellement des adolesents venus pour la plupart au Hilton fêter leur réussite à l’exam du baccalauréat. Les adultes avaient pris leur quartier au fond de la salle. Si certains esquissaient quelques pas de danse, la majorité est restée assise la majeure partie de la soirée sur les sièges translucides du chapiteau à savourer un verre de thé et une part de kabelouze dans cette ambiance festive.
Le groupe n’a donc pas failli à sa réputation. Le concert d’hier soir était une fête mais pas seulement. Le chanteur du groupe, Djamil Ghouli, en a profité pour glisser quelques messages politiques. Il a d’abord rendu hommage à Mohamed, le jeune palestinien décédé mardi, probablement victime d’un acte de vengeance. Il a également revisité les paroles de leur tube « Bezzaf » pour manifester leur opposition à l’exploitation des ressources en gaz de schiste. Un message auquel a été sensible le public du Hilton, qui a repris en coeur le refrain de cette chanson.
Retrouvez le programme des soirées Ramadhan 2014 du Hilton ici