L’élève algérien ne bénéficie pas du même temps d’enseignement que celui des autres pays, notamment les plus avancés. Il est estimé à juste la moitié de ce qui est appliqué ailleurs.
«La priorité des priorités actuellement c’est de revenir au temps scolaire standardisé de l’élève en Algérie, lequel doit bénéficier de 36 semaines de scolarité par an, sachant que le temps scolaire chez nous est l’un des plus bas au monde», a déclaré, aujourd’hui, Farid Benramdane, conseiller au ministère de l’Education nationale, chargé de la pédagogie, lors d’une conférence de presse.
Celui-ci jette, à ce propos, la pierre aux syndicats qui, d’après ses dires, sont responsables de cette situation. «Du fait des grèves récurrentes dans le secteur de l’Education, les élèves en Algérie ont un temps de scolarité de 24 à 26 semaines, soit près de la moitié d’un cursus scolaire normal», a-t-il indiqué, avant d’ajouter : «Sur les deux dernières années et compte tenu des grèves récurrentes dans le secteur de l’Education et autres activités d’ordre politique, des écoles ont été fermées dans certaines wilayas».
Cela explique-t-il, pour autant, cette carence en temps d’enseignement ? Le même responsable évoque une autre raison, à savoir le départ en vacances précoce des élèves dès les mois d’avril et mai. Dans certains cas, c’est les enseignants eux même qui demandent aux élèves de prendre leurs vacances dès la fin des examens du troisième trimestre. Mais à la fin, c’est le niveau de l’élève qui en prend un coup.
«Le temps scolaire bas en Algérie suppose que ce sont des compétences qui chutent, des contenus disciplinaires qui sautent et des qualifications scientifiques qui sont diluées», a déclaré Benramdane.
Elyas Nour