« C’est anormale et inacceptable qu’une wilaya aussi stratégique que celle de Bord Bou Arreridj ne soit pas couverte par le réseau de la 3 G. C’est inadmissible que la capitale de l’industrie électronique en Algérie soit privée de cette technologie ». C’est avec ces mots que le Wali de Bordj Bou Arreridj, Azeddine Mechri a exprimé son indignation face à la décision de priver sa wilaya du déploiement du réseau de la 3 G à travers le pays.
« Vous devriez poser cette question à la ministre en charge de ce dossier », a déclaré encore le Wali à Algérie-Focus lorsqu’il a été interrogé à ce sujet. Azeddine Mechri ne comprend vraiment pas comment sa wilaya, qui abrite de nombreuses industries prospères et une forte activité économique, s’est retrouvée écartée de la répartition géographique des couvertures réseau après la publication du décret exécutif portant l’attribution définitive des licences 3G aux trois opérateurs sur le journal officiel. En dépit de tous ses atout stratégiques, la wilaya de Bordj Bou Arreridj n’a pas été retenue parmi les premières wilayas qui doivent bénéficier des bienfaits de la 3G dés la première année. Pis encore, la population de cette wilaya ne pourra jouir de la 3G que vers décembre 2015. C’est à cette date-là, a-t-on appris de plusieurs sources locales, que l’opérateur public Mobilis est autorisé à couvrir Bordj Bou Arreridj. Cette région risque d’attendre même jusqu’à 2016 pour profiter des services de la 3G puisque Bordj Bou Arreridj se retrouve en vérité sur la liste des wilayas, à l’instar d’Illizi et El-Bayadh, où Mobilis ne peut lancer la 3G qu’au bout de la troisième année de l’octroi des licences 3G !
Une décision jugée injuste et discriminatoire par la population de Bordj Bou Arreridj et les acteurs économiques qui investissent plusieurs milliards de dinars dans cette région. Une colère que partage visiblement aussi le Wali, le premier chef de l’exécutif. Mais ce cri de colère trouvera-t-il une oreille attentive à Alger ?