Le parc hôtelier algérien ne correspond pas aux standards internationaux. Preuve en est, à peine 20 % des hôtels algériens sont conformes aux normes internationales ! C’est le secrétaire d’Etat chargé du tourisme, Mohammed Amine Hadj Said, qui a dressé ce constat amer lors de sa visite de travail à Oran. Ainsi, d’après Hadj Said « ce taux représente le nombre d’hôtels ayant un standing international » !
Pour remédier à cette déficience, Le secrétaire d’Etat a indiqué qu’il est temps de viser « la qualité en encourageant l’investissement touristique notamment par le biais de la concurrence ». Hadj Said a annoncé également que 50.000 lits seront réceptionnés avant la fin de l’année, ce qui permettra de réaliser l’équilibre entre l’offre et la demande sachant que le parc national actuel dispose de plus de 97.000 lits. Il a également fait part d’un projet de réhabilitation de quelque 63 établissements hôteliers publics à travers le pays. A cet effet, l’Etat a consacré une enveloppe financière de l’ordre de 70 milliards de dinars dont 12 milliards pour la réhabilitation de huit stations thermales. Enfin, Hadj Said a annoncé l’achèvement des études de réalisation de deux instituts de formation touristique et hôtelière à Tipaza et Ain Témouchent, dotés d’une capacité d’accueil respectivement de 1.200 et 400 places pédagogiques. Le secteur prévoit également la création d’écoles de formation en métiers liés au tourisme saharien dans les zones du sud.