Algérie : des chantiers en manque de ciment

Redaction

Updated on:

Le marché du ciment connait, depuis plusieurs semaines une tension assez persistante. Selon des indications, son prix frôle la barre des 1000 dinars au marché informel, alors qu’il n’est que de 300 dinars officiellement. Une situation qui pose problème pour les différents entrepreneurs «pressés» par les maîtres d’œuvres de livrer les chantiers dans les délais prévus.

Intervenants à l’occasion du salon du bâtiment, le Batimatec, qui se tient ces jours-ci, plusieurs professionnels se sont exprimés sur la question. Dans des propos rapportés par l’APS, Abdelkrim Selmane, président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), a affirmé que «cela fait plus de cinq ans que le problème de la pénurie du ciment se pose d’une manière récurrente notamment durant les périodes sèches qui connaît habituellement le lancement de projets de construction et des travaux d’aménagement des habitations». Un problème qui, apparemment, n’a pas encore été pris en charge.

A noter que depuis le mois de mars dernier, quelques cimenteries ont cessé de produire pour des raisons techniques liées à leur maintenance. Les responsables du groupe étatique GICA (Groupe industriel des ciments d’Algérie), avaient expliqué plusieurs fois que le processus de maintenance se faisant suivant un calendrier. En d’autres termes, il n’y a pas plus d’une cimenterie qui est à l’arrêt en même temps. En somme, dès qu’il y a un léger manque, les spéculateurs profitent en établissant de grands stocks. C’est pour cela que les prix grimpent.

Et les autorités règlent le problème avec des opérations d’importations. La production nationale en ciment tourne autour des 18 millions de tonnes, dont 11,5 sont assurés par le groupe GICA, alors que la demande dépasse le seuil des 22 millions de tonnes. Pour satisfaire la demande, le pays doit importer donc environ 5 millions de tonnes. Pour ce, le président de l’Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA)Abdelmadjid Dennouni, estime que le secteur privé doit être impliqué dans l’importation du ciment étant donné, selon, lui, que les quantités importées jusque là sont insuffisantes pour combler le déficit. Avec tous les chantiers lancés, la gestion du marché du ciment est plus que nécessaire.

Elyas Nour