Algérie : L’hypermarché Ardis se lance dans le e-commerce

Redaction

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Ardis Medina Center soufflera demain sa première bougie. Et pour fêter cette première année d’activité, l’hypermarché algérien entre dans une nouvelle ère de la consommation : le shopping en deux clics de souris.

Faire ses courses à distance, à l’aide seulement de son smartphone, de sa tablette ou de son ordinateur. C’est la révolution qu’annonce l’hypermarché Ardis à l’occasion de son premier anniversaire. En se connectant sur une plateforme commerciale digitale, Ardis Online, les clients-internautes auront accès dès demain à plus de 10 000 références. Un panier qui s’élargira entre 50 000 et 60 000 produits en septembre, a révélé le président du groupe Arcofina, Abdelwahab Rahim, lors d’une conférence de presse à l’hôtel Hilton d’Alger, à l’occasion de l’anniversaire des un an d’Ardis.

Une initiative révolutionnaire dans un pays où le règlement dématérialisé n’est pas encore développé. Alors comment payer ses achats, effectués en ligne ? En attendant l’essor de la dématérialisation des moyens de paiement en Algérie, c’est au moment de la récupération des commandes que le client règle la facture.

L’administration algérienne ne lui fait pas de cadeau

Si Ardis part à la conquête d’un nouveau champ de consommation, sur le terrain, la direction du groupe fait fasse à un casse-tête bureaucratique. Le propriétaire de l’hypermarché, Abdelouhab Rahim, regrette effectivement l’attitude hostile de l’administration algérienne qui rechigne à lui accorder le droit d’agrandir les locaux de cette grande surface située à l’est de la capitale et d’implanter des magasins sur l’ensemble du territoire. «Nous avons des difficultés à avoir les autorisations. L’administration nous bloque», déplore Abdelouhab Rahim, au cours du point de presse. Depuis six mois, une demande de permis de construire est oubliée dans les tiroirs de la wilaya d’Alger. Une difficulté à laquelle est confrontée l’enseigne aussi à Oran, où il est prévu qu’un hypermarché ouvre ses portes d’ici 2014. Une demande d’autorisation de l’aménagement de « la marina » traîne depuis six ans déjà sur les bureaux des instances compétentes ! «On ressent une opposition au projet, voire une hostilité», confie Abdelouhab Rahim. Malgré tout, l’obstination du groupe Arcofina reste intacte. Leur credo : «Avancer même difficilement, à la hauteur de ce que nous pouvons faire». Prétendant pouvoir créer jusqu’à 2000 emplois, Ardis Medina Center compte ainsi convaincre les autorités algériennes et remporter son bras de fer.