Annaba : Le complexe sidérurgique d’El-Hadjar sera renationalisé

Redaction

arcelormittal

Cédé il y a une dizaine d’années à un prix symbolique, le complexe sidérurgique d’El-Hadjar à Annaba est sur le point de revenir dans le giron de l’Etat.

Le dossier ArcelorMittal se dénoue vertèbre par vertèbre à Annaba. Alors que nous apprenions il y a quelques jours que syndicats et direction étaient parvenus à un accord sur les salaires, c’est désormais la direction et l’Etat algérien qui trouvent un terrain d’entente.

Selon nos confrères de TSA, les deux parties se sont tapé dans la main il y a une semaine pour sécuriser « l’avenir de la filiale algérienne du géant mondial de l’acier. » Cela passe par une renationalisation du complexe sidérurgique, rumeur qui courrait depuis plusieurs mois déjà.

L’État algérien monte au capital : 51 % désormais contre 30 % actuellement. ArcelorMittal a cédé 21 % de ses parts à l’État algérien pour un dinar symbolique, selon les termes de l’accord qui sera soumis prochainement au Conseil des Participations de l’Etat (CPE) pour validation finale. La reprise concerne également les deux mines de Ouenzza et Boukhadra ainsi que les ateliers mécaniques d’ArcelorMittal.

Selon l’accord, ArcelorMittal « s’engage à rester dans le capital de sa filiale algérienne pour une durée minimum de sept ans. En cas de décision de désengagement, la cession se ferait sur la base d’un prix prédéfini dans l’accord conclu la semaine dernière. » Ce prix est notamment conditionné à la réalisation de bénéfices durant les trois années qui précédent la sortie.

L’accord conclu la semaine dernière prévoit également un plan d’investissement de 300 millions de dollars et un pacte de stabilité sociale. Cela passe par une hausse des salaires et la réintégration de tous les travailleurs licenciés.

Les conflits sociaux se sont multipliés depuis plusieurs années au sein de l’entreprise qui fut jadis le fleuron de l’industrie en Algérie. Le nombre d’employés a été réduit plusieurs fois. Alors que les effectifs étaient de 20 000 ouvriers, il est avoisine actuellement 5000 travailleurs.

E. W.