La reprise du complexe sidérurgique d’El Hadjar près de Annaba par l’Etat algérien est imminente. D’après le ministre de l’Industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement, Cherif Rahmani, les négociations autour de cette re-nationalisation seront achevées « avant la fin de l’été », a-t-il affirmé ce lundi 17 juin à Alger.
El Hadjar sera bientôt majoritairement algérienne, en revenant sous le contrôle de l’Etat. Récemment des rumeurs avançaient que les négociations étaient sur le point de trouver une issue. «Cette semaine, les deux parties ont renégocié pour porter la participation de Sider à 120 millions de dollars et celle d’Arcelor à 100 millions de dollars et arriver ainsi à 51/49% avec la majorité pour la partie algérienne», avait alors déclaré à l’AFP, Smain Kouadria l’ancien secrétaire général du syndicat de l’entreprise Sider, qui va gérer le complexe de Annaba.
Ce n’est plus qu’une question de temps, et de mois même. Chérif Rahmani semble serein quant aux négociations. « Je vous garantis que les hauts fourneaux ne seront pas éteints. On va valoriser l’outil industriel et (son) positionnement sera dans l’intérêt national », a-t-il assuré.
Ce complexe, qui a produit quelque 600.000 tonnes d’acier en 2012, est détenu actuellement à hauteur de 70% par le numéro un mondial de la sidérurgie, le groupe indien ArcelorMittal et à 30% par le groupe public algérien Sider
La rédaction avec APS