Issad Rebrab, l’homme le plus riche en Algérie, traverse une très mauvaise passe. Ses affaires rencontrent de nombreuses difficultés et ses conflits avec les autorités politiques semblent revenir sur le devant de la scène.
En plus, le patron de Cevital vient de subir un cuisant échec avec le constructeur sud-coréen Hyundai qui a refusé de se lancer dans un nouveau projet industriel avec l’homme d’affaires algérien. C’est du moins ce que révèle ce jeudi le très bien informé Mondafrique . En effet, cette source rapporte qu’Issad Rebrab « a essuyé, la semaine passée, un inquiétant revers ».
De quoi s’agit-il exactement ? « Son fils aîné, Omar Rebrab, est parti jusqu’en Corée du Sud pour tenter de regagner les faveurs du géant Hyundai avec lequel il a rompu en 2016 ». « Le fils Rebrab a tout fait pour convaincre les sud-coréens de conclure un nouveau partenariat qui permettrait de réaliser une partie de la fabrication des voitures en Algérie. Omar Rebrab avait en prime une offre juteuse pour séduire le partenaire asiatique. A savoir le financement d’une usine de montage au Maroc où un la sous traitance automobile connait un essor considérable ! », révèle encore la même source qui nous a habituée à de nombreuses révélations sur les arcanes du pouvoir politique et économique en Algérie.
Hyundai a refusé ainsi catégoriquement l’offre du fils de Rebrab qui n’a pas réussi sa mission. Un échec qui complique davantage les affaires du groupe Cevital puisque ce dernier se fait distancer par ses concurrents dans les projets de montage de véhicules qui sont, en ce moment, en cours de lancement en Algérie. Et les ennuis de Rebrab ne s’arrêtent pas là car à Béjaïa, le berceau industriel de Cevital, un conflit judiciaire oppose l’homme d’affaires aux autorités de la wilaya concernant un sombre dossier de matériel et d’équipement bloqué au niveau du port de Béjaïa.
Les autorités ont refusé « d’accoster un bateau qui transportait du matériel pour son complexe agro-industriel. Selon nos sources, les autorités demandent à Rebrab d’indiquer la localisation exacte des équipements. Ce à quoi il s’est opposé », explique Mondafrique.
L’affaire a été portée en justice par Cevital. Mais elle ne cesse pas, pour autant, de connaître des rebondissements car si en référé, la décision du tribunal a été favorable à l’industriel, « le lendemain, le Tribunal de Bejaïa revenait sur son arrêt de la veille » ! Le matériel de Cevital est toujours bloqué et les affaires de Rebrab se ralentissent dangereusement. Cette très mauvaise passe risque de s’avérer catastrophique dans les jours à venir pour un Rebrab qui rêve d’un train utopique desservant toute l’Afrique, mais qui peine à concrétiser de nouvelles ambitions dans son propre pays.