Le crédit à la consommation, supprimé des banques algériennes depuis 2009, va refaire surface en Algérie. Selon le quotidien arabophone El Khabar, la Commission installée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, l’année dernière et qui devait réfléchir aux modalités du retour du crédit à la consommation, devra remettre son rapport dans un délai n’excédant pas un mois.
Les membres de la commission, ont non seulement préconisé le retour de ce genre de crédit mais a également porté à la hausse le plafond du montant remis au demandeur. Avant 2009, celui-ci était de 20 fois le SMNG (Salaire minimum national garanti), soit un montant maximum de 360 000 dinars (36 millions de centimes). Or avec la suppression prochaine de l’article 87 bis du code du travail, le chiffre sera plus important.
En effet, le journal croit savoir que le crédit à la consommation va s’établir autour des 700 000 dinars (70 millions de centimes). Maintenant, il reste à savoir si les autorités vont autoriser les banques à octroyer à leurs clientèles des crédits sans acquérir des biens. Parce que, si le crédit à la consommation va revenir, celui-ci ne concernera que la production locale. En somme, une personne pourra financer via une banque l’achat d’un bien à condition qu’il soit fabriqué localement. Le crédit ne concernera pas les produits ou biens importés. Par ailleurs, le crédit automobile n’est pas, à priori, concerné par cette future mesure. Même si l’arrivée de l’usine Renault à Oran prévoit que la production locale d’une voiture. Il est à parier que le retour de ce crédit va certainement être bien reçu par beaucoup de familles algériennes qui ont besoin d’un financement bancaire pour acquérir un bien.
Elyas Nour