L’Aïd fait exploser les prix dans les marchés algériens

Redaction

La flambée des prix des produits alimentaires de première nécessité est devenue une situation banale et prévisible à laquelle s’attendent les citoyens algériens sans grande surprise. Pour preuve, à moins de deux jours de l’Aïd El Fitr, la tendance à la hausse a été constatée sur plusieurs produits dont les légumes, les fruits et les viandes rouges et blanches. 

La bourse des algériens est une nouvelle fois mise à rude épreuve par la flambée des prix des produits de première nécessité constatée depuis trois jours. Les algériens, notamment ceux dont les revenus sont faibles,  ne savent plus à quel saint se vouer. Pour plusieurs citoyens, les dépenses du mois du Ramadhan ont porté un dur coup à leurs revenus, vue la flambée des prix constatée durant les premiers jours et le scénario se poursuit à la veille de l’Aïd alors que l’algérien est appelé à réserver une partie de son salaire à l’achat des vêtements de l’Aïd.

Une virée dans les marchés d’Alger nous a permis de constater une hausse des prix chez certains marchands qui n’hésitent pas à juger que cette tendance à la hausse est « tout à fait normale en temps de fête car la demande sur les produits alimentaire augmente de façon vertigineuse ».

« Quand la demande augmente, il est normal que les prix de certains produits de large consommation augmente. La hausse varie entre 50 DA et 60 Da sur certains produits et ce phénomène n’est pas uniquement spécifique à l’Algérie », se justifie ce vendeur de fruits et de légumes.

En effet, la hausse constatée peut être considérée comme légère pour les citoyens dont les revenus sont importants. Cependant, ceux qui ont des maigres salaires ressentent doublement le poids de cette flambée. 

Les fruits et les légumes inaccessibles

Le kilo du raisin à 450 DA, celui des pommes à 230 DA et les bananes à 180 DA, les prix des fruits sont inaccessibles à certains citoyens. «C’est à peine si je peux me permettre d’acheter des bananes dont le prix a également augmenté (150 à 180 DA). Impossible de rêver de consommer des cerises, vendues à 690DA le kilo, ou la juteuse nectarine, cédée à 300Da le kilo », se plaint Noura, femme au foyer, la quarantaine.

Si certains citoyens choisissent de se priver de fruits, il est impossible de suivre la même règle avec les légumes qui n’ont pas échappé à la spéculation. La pomme de terre qui était affichée avant l’aïd à 25 DA a atteint la barre des 65 Da, quant au prix de la courgette, affichée à 140 DA n’en parlons pas !

La tendance à la hausse n’a pas épargné les autres légumes, même la betterave qui est vendue à 100DA le kilo. Les prix d’autres légumes,  abordables avant le début du Ramadhan, se sont envolés comme la laitue proposée à 120 DA, carottes et navets à 90 DA, les concombres à 120 DA !

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