Et si les livres pouvaient réduire le chômage en Algérie ?

Redaction

De simples livres pourraient peut-être venir en aider aux millions de chômeurs en Algérie. Ce n’est pas une idée saugrenue, bien au contraire il s’agit du nouveau projet du gouvernement qui a examiné lors du Conseil des ministres sur les activités du marché du livre. La modification de la législation pourrait faciliter l’ouverture de nouvelles librairies et donner un coup de fouet à l’économie du livre tout en réduisant le taux de chômage.

Créer de l’emploi dans des secteurs en crise, par manque de ressources humaines, l’idée n’est pas originale, mais il fallait penser à un moyen astucieux. Le marché du livre semble tout à fait se prêter à ces obligations. Alors que les libraires sont devenus une denrée rare, et que trouver un livre relève parfois du parcours du combattant, il était temps de pousser les jeunes diplômés au chômage à s’investir dans ce secteur où la demande existe.

C’est donc l’intention du gouvernement qui avec ce projet de loi approuvé en Conseil des Ministres, « permettra au ministère de la Culture en collaboration avec d’autres ministères à l’instar de la Jeunesse et des sports, de la Sécurité sociale et de l’Intérieur et des collectivités locales d’aider les jeunes diplômés universitaires d’ouvrir des librairies pour la vente de livres », a indiqué Khalida Toumi, la ministre de la Culture  ce lundi 1er octobre sur les ondes de la radio « Jil FM ».

3000 emplois pourraient être créés

En effet, il y a quelques jours les ministres du nouveau gouvernement et le Président ont approuvé un projet de loi destiné à  « développer et d’encourager l’écriture, la production et la commercialisation du livre produit en Algérie et de favoriser sa promotion et sa distribution », rapportait un communiqué de la Présidence de la République. La loi vise à donner « le moyen juridique (…) d’activer la distribution et la vente du livre ».

La promotion du livre deviendrait également celle de la jeunesse algérienne frappée de plein fouet par le chômage. Même diplômés,  les Algériens ont du mal à trouver un travail dans leur spécialité, ils restent parfois des années sans travailler. Les jeunes universitaires sont sans doute les plus touchés par la crise du chômage parmi les jeunes Algériens. Le taux de chômage chez les jeunes (16-24 ans), est de 22 % et à seuls les universitaires représentent un taux de 16,1%.

D’après Khalida Toumi, qui s’est engagée à ouvrir une bibliothèque dans chacune des 1541 communes du pays, la nouvelle législation permettra la création de « plus de 3000 postes d’emploi permanents et contribuera à augmenter le tirage des ouvrages de 2000 à 10.000 titres, réduisant ainsi le coût du livre ». Des livres moins chers et des emplois pour les jeunes, voilà de quoi faire d’une pierre deux coups. Il ne reste plus qu’à adopter cette loi.

la rédaction avec APS