Gaz de schiste: une option sérieuse pour l’Algérie

Redaction

Le développement des hydrocarbures non conventionnels, notamment du gaz de schiste, est une option sérieuse pour le pays, malgré les contraintes financières et environnementales.

Le premier puit de gaz a été foré en juin dans le bassin d'Ahnet / DR

 » Sonatrach a déjà conclu des accords avec des partenaires étrangers pour développer le potentiel en gaz de schiste et les premiers forages expérimentaux afin d’évaluer ce potentiel sont programmés avant la fin 2012″, a déclaré Ali Hached, conseiller au ministère de l’Energie et des Mines à l’agence APS lors d’un forum sur la politique énergétique de l’Algérie.

Le groupe pétrolier Sonatrach avait signé en avril 2011 un accord, avec le géant pétrolier italien Eni, en vue de développer le gaz de schiste en Algérie.

Le premier puit de gaz avait été foré en juin dernier dans le bassin d’Ahnet, dans le sud d’In Salah (sud-ouest) avec la participation de la Royal Dutch Shell.

Un gros investissement financier

Interrogé sur les impacts financiers et environnementaux liés au développement de ces ressources, M. Hached a reconnu que d’importants investissements allaient être nécessaires pour soutenir cette entreprise. Au sujet de l’environnement, il s’est contenté d’affirmer que la question nécessite « une longue maturation » avec les partenaires de l’Algérie.

Selon la source APS, le ministre de l’Energie et des Mines Youcef Yousfi avait indiqué en juillet dernier, que le pays disposerait de réserves estimées à 600 trillions de m3 de gaz de schiste après des études menées sur 180.000 km² de terrain. Cependant le taux de récupération reste bien trop bas avec 20% seulement.

L’Algérie possèderait l’un des plus importants gisements du monde. Déjà grande productrice de gaz conventionnel, elle fournit 10% du marché européen et du pétrole.

Myriama Mokdahi

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