La situation semble se compliquer au niveau de certains complexes gaziers et pétroliers de Sonatrach, dans le Sud du pays. Depuis jeudi dernier, les employés de Sontrach-Dp de Hassi R’Mel, située à 130 km au sud de Laghouat, ont décidé de boycotter la restauration.
Ils veulent, ainsi, exprimer leur colère vis-à-vis de leur direction générale à Alger à cause de la non-satisfaction de leurs revendications, qui datent de 2011. Ils promettent même de durcir le ton dans un proche avenir. Les travailleurs évoquent, entre autre, l’IEP (indemnité de l’expérience professionnelle). Celle-ci, selon eux, n’a pas évolué depuis 2008 alors qu’elle devrait évoluer avec le salaire de base.
Une «erreur de gestion» qui a coûté cher aux travailleurs. Ces derniers se soulèvent également contre le comportement des syndicalistes de l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens) qui, selon eux, n’ont rien fait jusque là pour défendre les droits et intérêts des pétroliers. Les contestataires signalent que les syndicalistes veulent négocier, avec la direction, l’octroi d’un dédommagement pour les travailleurs alors que ces derniers réclament une régularisation de leur situation. Les grévistes raclement aussi la révision des calculs de plusieurs autres indemnités comme celle dite compensatoire (IC). En somme, après deux années d’attente, les employés de la compagnie pétrolière nationale exerçant dans le Sud du pays ne veulent plus observer le sielnce. Ce mouvement de protestation, symbolique jusque là, risque de se radicaliser et de s’étendre dans un proche avenir à d’autres unités de production dans le sud du pays si jamais la direction ne répond pas favorablement à leurs doléances. D’autant plus qu’il n’y a plus probablement un interlocuteur «fiable» qui puisse faire l’intermédiaire puisque les syndicalistes locaux de l’UGTA se sont discrédités auprès des travailleurs.
Elyas Nour