La compagnie italienne Todini quitte mystérieusement l’Algérie

Redaction

Le scandale Sonatrach Saipem s’étend à d’autres multinationales installées en Algérie. Le géant italien de l’ingénierie, de la Construction et des Travaux publics, Todini est sur le point de quitter définitivement l’Algérie.

La société italienne, qui compte dans son portefeuille de grands chantiers en Algérie, est en train de «faire ses valises», nous apprend Maghreb Confidentiel, une lettre confidentielle consacrée à l’actualité politique et économique du Maghreb. Un bureau d’audit, nommé comme Arab Aoudj, est même désigné pour la liquidation de la société. La source n’a pas expliqué les raisons de cette « fuite » de la filiale du groupe italien Salini même si certaines sources ont indiqué que le carnet de commandes de Todini est vide depuis quelques temps en Algérie. Cependant, en ces temps où les rumeurs sur les scandales financiers font rage, il ne serait pas étonnant de constater que cette compagnie italienne soit impliquée dans des affaires louches en Algérie.  Pour rappel, Todini est une entreprise très active sur le marché algérien. Elle a travaillé sur plusieurs projets de construction d’infrastructures publiques.

Récemment, un protocole d’accord algéro-italien a été signé pour ouvrir la porte aux entreprises des deux pays afin de négocier des accords de partenariat dans le but de créer des sociétés mixtes qui prendront en charge une partie des projets de logements prévus dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014. Il est à souligner que Todini a défrayé, par le passé, la chronique notamment lorsque des ouvriers algériens exerçant dans cette entreprise italienne ont entamé des grèves pour protester conte leurs mauvaises conditions de travail. En mars 2009, des ouvriers de Todini, chargée à l’époque de la réalisation de plusieurs tronçons autoroutiers traversant la wilaya de Bouira, avaient déclenché une grève illimitée pour réclamer l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles. Il aura fallu l’intervention du ministère algérien des Travaux publics pour obliger Todini à régulariser la situation de ces ouvriers.