L’Algérie a les moyens de faire baisser son taux de chômage à 5% d’après le FMI

Redaction

L’Algérie peut rebondir économiquement, en profitant de ses « potentialités énormes » a rappelé un expert du FMI, à l’occasion de l’arrivée de la visite de Christine Lagarde, la directrice du FMI, à Alger. En utilisant ce potentiel à bon escient, le pays pourrait réduire de moitié son taux de chômage qui plombe la société algérienne.

Le FMI conseille à l’Algérie de tirer plus d’avantages de ses ressources économiques, pour améliorer ses compétences. C’est le conseil qu’a donné Zeine Ould Zeidane, conseiller au département Moyen Orient et Asie centrale du FMI. Selon cet expert elle serait capable d’atteindre, sous certaines conditions d’une croissance de 6% et de réduire le taux de chômage à 5% à moyen terme, qui selon les chiffres officiels serait actuellement à un taux de 10%.

Les potentialités algériennes concerneraient plusieurs domaines. « Vu la taille de son marché, celle de sa population et ses disponibilités financières, l’Algérie dispose d’un grand potentiel de croissance notamment dans le secteur de l’Agriculture et dans la pétrochimie, la pharmacie, le tourisme, les TIC et les services en général », a affirmé Zeine Ould Zeidane.

Comment réduire le chômage ?

M. Ould Zeidane a évoqué de nombreuses solutions pour optimiser ces ressources. Concernant l’emploi, il faudrait selon cet expert « réduire la rigidité des marchés du travail et des biens et services, mettre la formation en adéquation avec l’emploi et travailler sur une croissance hors hydrocarbures inclusive ».

La croissance peut-être nettement améliorée en assainissant le climat des affaires en Algérie en renforçant le fonctionnement de l’Administration, combattre « clairement le secteur informel depuis ses sources » et augmenter la capitalisation boursière. Il a également proposé dans la même perspective de donner plus d’attention à la productivité et, évidemment, réduire au maximum la vulnérabilité envers les hydrocarbures en encourageant les exportations dans les autres secteurs. L’expert du FMI a toutefois bon espoir pour l’avenir du pays, estimant que la loi de finances de 2013 s’engage dans cette voie, car elle est « très positive en matière de consolidation budgétaire ».

Ces notions ont également dû être largement abordées par Christine Lagarde, lors de sa rencontre avec le ministre des Finances, Karim Djoudi, et le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci.

La rédaction avec APS