Le cahier des charges en cours d’élaboration, qui régira à l’avenir l’activité des concessionnaires automobiles en Algérie, n’exigera plus 10 équipements de sécurité dans les véhicules neufs commercialisés dans le pays, comme annoncé précédemment, a indiqué ce mercredi 18 mars Mourad Eulmi, président des concessionnaires automobiles algériens, au micro de la chaîne 3.
Le 18è Salon international de l’automobile d’Alger a ouvert ses portes mardi, et prendra ses quartiers au palais des expositions du Pins maritimes jusqu’au 28 mars prochain. Dans les allées, les débats sur les dispositions de la loi de finances 2014, imposant des équipements de sécurité (airbags, système ABS et autre GPS) aux véhicules neufs vendus en Algérie, sont omniprésents. Le cahier des charges, régissant l’activité des concessionnaires automobiles en Algérie, est toujours en préparation. Si dans un premier temps le nombre de 10 équipements de sécurité a été avancé, les pouvoirs publics semblent désormais moins exigeantes. En effet, Mourad Eulmi, président des concessionnaires automobiles algériens, prenant la parole lors de la conférence de presse consacrée à la présentation de la 18ème édition du Salon international de l’automobile à Alger, avait déclaré : « Le nouveau cahier des charges, en cours d’élaboration, imposera aux concessionnaires de commercialiser des véhicules dotés d’au moins dix équipements de sécurité, entre autres, des airbags et un système de freinage ABS ».
Quatre airbags
Cependant, mercredi, ce représentant des concessionnaires automobiles algériens a révélé le nouvel accord entre les concessionnaires et le ministère de l’Industrie. Mourad Eulmi a ainsi indiqué qu’au lieu de 10 équipements de sécurité, une norme généralement imposée en Europe, il ne sera exigé plus que quatre airbags, installés dans des véhicules neufs commercialisés en Algérie. « Nous sommes tombés d’accord pour équiper ceux vendus ici de seulement quatre modules de ce type et de leur adjoindre le système de freinage ABS », a-t-il ainsi déclaré mercredi au micro de la Chaîne III. Et d’ajouter : « C’est le strict minimum que nous pouvons faire pour assurer la sécurité du conducteur et de ses passagers ».
Un milliard d’économie
Invité de la radio nationale, M. Eulmi s’est également exprimé sur le projet favorisant l’assemblage des véhicules en Algérie, tel que pratiqué depuis novembre à Ouled Tlélat (wilaya d’Oran) dans l’usine Renault Algérie. Selon ce responsable, ce projet, promu par le gouvernement Sellal, risquerait d’augmenter de 30% le prix des voitures assemblées sur place. Mourad Eulmi préconise plutôt d’amener les concessionnaires à investir dans la sous-traitance dans le but de fabriquer des pièces de rechange, notamment. Selon lui, l’Algérie pourrait ainsi économiser plus d’un milliard de dollars.
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