Les crédits à la consommation ne sont pas prêts de faire un retour dans les banques algériennes. Interrogé sur cette question par l’APS, le ministre des finances, Karim Djoudi estime que l’Algérie n’est pas un terrain favorable à ce type de prêts.
Karim Djoudi a justifié ce refus par le fait que « ces prêts profitaient uniquement aux importations ». L’argument habituel, en somme, selon lequel ce type de crédit profite davantage aux producteurs étrangers qu’aux nationaux, car les Algériens empruntent pour acheter les produits de l’étranger.
Le ministre des finances a expliqué que le retour au crédit à la consommation dépendrait de l’émergence d’un marché économique diversifié et national. Pour cela, il est nécessaire de développer « une production nationale créatrice d’emplois en Algérie et non pas à l’étranger. »
L’interdiction du crédit à la consommation avait été décidée par le gouvernement algérien en 2009 pour freiner l’augmentation vertigineuse des importations. Malgré les recommandation du Fonds monétaire international (FMI), qui a demandé de lever cette interdiction, l’Algérie semble bien décidée à la maintenir.