Le projet du programme de logements destinés pour les Algériens établis à l’étranger n’a pas été abandonné, a affirmé le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la ville, Abdelmadjid Tebboune. Néanmoins, ajoute-t-il, sa mise en œuvre fait face à plusieurs problématiques.
«J’aimerai clarifier certaines choses: le Président de la République n’a pas promis de réserver des quotas (aux Algériens établis à l’étranger), sauf que lors de la dernière campagne présidentielle, il y avait des déclarations sur l’initiative prise par le gouvernement», a-t-il déclaré. Une initiative qui «est toujours valable, mais pose beaucoup de problèmes», a-t-il enchaîné.
Voulant donner plus de détails, celui-ci dira «qu’une commission ministérielle, qui comptait 17 représentants de ministères et de banques, avait été installée en 2013 dans le but de trouver une formule convenant à la communauté établie à l’étranger». Mais, peu après, le nombre de demandes de logements déposés par les algériens de l’étranger a poussé le gouvernement à prendre tout son temps pour le réaliser.
En effet, le ministre a indiqué qu’il y a eu 500 000 dossiers déposés seulement par les algériens résidents en France. Presque autant, fait-il remarquer, que le nombre de souscripteurs pour le programme AADL 2. «Cela pose un problème de classification, de financement et de manque d’assiettes foncières», dira-t-il, avant d’annoncer :que «l’initiative va venir, mais l’actuel programme de logements destinés aux souscripteurs locaux est énorme».
En d’autres termes, les Algériens établis à l’étranger devront attendre longtemps avant qu’ils ne se voient attribuer un logement. De plus, quand ça arrivera, ils devront le payer en devise.
Elyas Nour