Projet de loi de finances 2014 : moins de croissance, plus de déficit budgétaire

Redaction

argent dinar

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2014 a été adopté dimanche dernier par le Conseil des ministres.

Le dernier projet de finance du quinquennat a été adopté par le Conseil des ministres. Un budget qui vaut favoriser l’investissement et limiter les importations.

Le PLF 2014 de l’Algérie prévoit un déficit budgétaire aggravé, de 3.438 mds de DA (45 milliards de dollars) contre un déficit de 3.059,8 mds DA en 2013 (38 milliards de dollars).

Le texte prévoit aussi une croissance de 4,5%, en recul par rapport aux 5% de 2013. L’inflation devrait s’établir à 3,5% en 2014, après une année 2013 où les prix auront gonflé de 4%. Voici les autres chiffres clés du PLF 2014.

Hausse des dépenses de 11,28%

Les dépenses projetées par le PLF 2014 sont de 7.656,16 milliards de dinars, contre des dépenses de 6.879,8 milliards dans le PLF 2013, soit une hausse de 11,28%.

Les dépenses de fonctionnement pèsent pour plus de la moitié de l’enveloppe : 4.714,45 milliards cette année contre 4.335,6 mds DA en 2013. Les dépenses de fonctionnement projetées pour 2014 s’affichent ainsi en hausse de 8,7 % par rapport à 2013

Les dépenses d’équipement représentent 2.941,71 milliards, contre 2.544,2 miliards en 2013. Soit une hausse de 15,6%. Les dépenses d’équipements sont réparties à raison de 2.050,34 milliards pour l’investissement et 891,36 milliards pour les opérations en capital.

Répartition des dépenses d’équipements

Pour ce qui est de l’investissement, les crédits sont répartis comme suit :

- 781,6 milliards pour les infrastructures économiques et administratives
- 243,8 milliards pour l’Education et la Formation
- 236,6 milliards pour la réalisation d’infrastructures socio-culturelles
- 203,5 milliards pour l’agriculture et l’hydraulique
- 127,5 milliards pour le soutien de l’accès à l’habitat
- 29,3 milliards pour le soutien aux services productifs
- 2,8 milliards à l’Industrie
- 65 milliards pour les Plans Communaux de Développement (PCD)
- 360 milliards pour des dépenses diverses

Quant aux opérations en capital, elles portent sur :

- 661,3 milliards alloués au soutien à l’activité économique : dotation des comptes d’affectation spéciale et bonification des taux d’intérêt
- 70 milliards pour le programme complémentaire au profit des wilayas
- 160 milliards en provision pour dépenses imprévues.

Les autorisations de programme ont été plafonnées à 2.744,3 milliards contre un plafond de 2.240,2 milliards en 2013. Ces autorisations couvrent le coût des réévaluations du programme en cours et celui des programmes neufs susceptibles d’être inscrits au cours de 2014.

Des recettes en hausse de 10,4%

Les ressources attendues sont par ailleurs de 4.218,18 milliards de dinars contre 3.820 milliards en 2013, soit une hausse de 10,4%.

Les ressources ordinaires sont de 2.640,45 milliards, contre 2.204,1 milliards en 2013. La fiscalité pétrolière budgétisée pour 2014 s’élève à 1.577,7 milliards. Un recul puisqu’elle s’établissait à 1.615,9 milliards en 2013.