L’assurance islamique, dite « takaful », débarque en Algérie grâce à la compagnie Salama Assurances Algérie.
L’idée de créer ce type d’assurances a fait ses premiers pas dans le pays en 2010. Mais la réorganisation du secteur des assurances en 2011, notamment marquée par la séparation de la branche des assurances des personnes de celle des dommages, a quelque peu freiné le processus.
Cette année, l’idée fait son retour. Le PDG de Salama Assurances Algérie a ainsi annoncé mardi 19 août que sa compagnie va proposer des produits d’assurance islamique. Salama Assurances Algérie (ex El Baraka Oua Al Aman), société agréée le 26 mars 2000 par le ministère des Finances, est une des filiales du groupe international d’assurance et de réassurance Salama – Islamic Arab Insurance Company. La compagnie algérienne prévoit de lancer des produits d’assurance islamique, dite « takaful », soit l’équivalent de la mutualité, dans un proche avenir, comme l’a indiqué Abdelhakim Hadjou, son directeur général. Selon ce dernier, le fait que la législation algérienne n’encadre pas encore ce type d’assurances ne sera pas un frein à la commercialisation de ce service.
De quoi s’agit-il exactement ? « Le takaful est un type d’assurance islamique dans lequel les membres mettent de l’argent en commun pour bénéficier d’une garantie mutuelle contre pertes ou dommages. Fondé sur les préceptes de la charia, l’assurance dite Takafu procède de l’idée que les individus doivent coopérer entre eux et se protéger mutuellement. Les compagnies d’assurance takaful sont une alternative aux compagnies d’assurance commerciales classiques, qui vont à l’encontre des principes du ribâ (l‘intérêt), de l’al-massir (le hasard), et du al-ghârar (la spéculation), tous prohibés par la charia », explique-t-on sur plusieurs sites spécialisés en fiance islamique.
Pour Abdelhakim Hadjou, l’Algérie nourrit y a un intérêt croissant pour la « takaful ». « Il y a une opportunité en Algérie dans ce domaine afin de ne pas être déconnectée du reste du monde. Il peut y avoir dans les mois à venir un intérêt. On a même parlé de cela au Parlement avec la participation des banques. Il y a eu débat sur l’opportunité de légiférer sur le takaful », a-t-il ainsi déclaré.
Elyas Nour