On peut être patron en Algérie sans être corrompu. C’est le message essentiel qu’a tenu à passer le patron des Nouvelles conserveries algériennes (NCA), Rouiba, lors de son passage vendredi sur la chaîne française France 24.
Selon le patron algérien, qui a claqué la porte du Forum des chefs d’entreprises pour ne pas soutenir la candidature de Bouteflika pour un quatrième mandat, estime que « des patrons algériens ont élaboré un cercle vertueux » pour échapper aux pressions des autorités politiques. Il préconise que les chefs d’entreprises « refusent » de marcher dans les combines de la corruption. « Il suffit de refuser ces pratiques. Il est évident que l’entreprise perd un marché ou deux. Mais elle en sort grandie et les gens sauront désormais que telle entreprise ne peut être corrompue », a-t-il indiqué.
Slim Othmani avait soulevé un tollé lorsqu’il avait quitté le FCE. Mais, constate-t-il, ce syndicat de patrons « n’arrive toujours pas à se détacher du pouvoir politique ». Or, ajoute le patron de « Rouiba », il est temps de « moraliser » le patronat algérien.
Sur un autre registre, Othmani estime que l’Algérie pourra devenir le moteur économique de la Méditerranée occidentale. A condition que «le pouvoir change de regard» sur la manière de gérer l’économie du pays.
Essaïd Wakli