Le gouvernement algérien ne cherche pas à bloquer les affaires et grands projets de l’homme d’affaires algérien, Issad Rebrab, l’homme le plus riche en Algérie à la tête du premier groupe privé algérien. « Si Rebrab pèse près de quatre milliards de dollars, c’est grâce aux aides de l’Etat », a indiqué lundi le ministre le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb.
Selon ce ministre, les problèmes relevés par Issad Rebrab et les obstacles qu’il déplore régulièrement dans ses sorties médiatiques ne sont qu’un « processus de victimisation ». « basta, y en a marre de ce processus de victimisation. S’il Cevital est le premier groupe industriel, c’est parce qu’il a eu toutes les aides et plus que ça, des appuis continus de l’État « , a expliqué Bouchouareb lors d’un point de presse organisé en marge de sa rencontre avec le ministre français des Affaires étrangères et du développement international, Laurent Fabius.
« Si le groupe a atteint 4 milliards de dollars de capitalisation, c’est grâce au soutien permanent de l’Etat », a précisé le ministre algérien selon lequel Issad Rebrab, qui a décidé désormais d’acquérir des entreprises à l’étranger pour ne plus subir les blocages dont il se dit victime en Algérie, n’est nullement dans le viseur d’un quelconque décideur algérien.
Il est à rappeler qu’Issad Rebrab a récemment claqué la porte du patronat algérien, le forum des chefs d’entreprises (FCE). L’homme d’affaires s’était plaint d’être entravé dans ses projets par les autorités algériennes, et avait même accusé « des confrères », entrepreneurs proches du pouvoir d’influencer les décideurs, à ses dépens.