« L’Algérie peut tirer avantage de son énorme capital humain, de ses ressources naturelles incommensurables et de sa situation stratégique. Pourtant, elle occupe la 147éme place sur 189 pays pour ce qui a trait à la facilité de faire des affaires ». C’est avec ces mots que Christopher Wilken, responsable, par intérim, de la Section commerciale de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger, a exprimé sa déception vis-à-vis de l’Algérie.
L’Algérie, un pays décevant. C’est le message essentiel qui s’impose à l’esprit lorsqu’on lit cette longue contribution publiée par ce responsable américain sur le site Internet de l’ambassade des Etats-Unis d’Alger. « Ce potentiel inexploité, des politiques qui améliorent l’environnement commercial et la facilité de faire des affaires, déclencheront de vastes opportunités pour le commerce et l’investissement », estime encore Christopher Wilken. Ce dernier n’a pas hésité à critiquer les récentes mesures décidées par le gouvernement algériens.
« Les interdictions d’importation envoient un message puissamment négatif à la communauté internationale des affaires concernant l’ouverture de l’Algérie au commerce international. En outre, les dernières restrictions sur l’importation de véhicules, de certains produits alimentaires et pharmaceutiques ont été mises en place de façon soudaine, sans aucune période progressive de mise en œuvre, portant ainsi atteinte à la prévisibilité du climat des affaires dont les investisseurs ont besoin pour prendre des décisions à long terme », fait-il remarquer.
« Par ailleurs, la règle 51/49 sur l’investissement est un obstacle majeur à l’investissement étranger en Algérie », observe encore Christopher Wilken. « Les politiques qui attirent les investissements améliorent la balance des paiements, réduisent la dépendance aux exportations des hydrocarbures et le besoin d’imposer des restrictions sur les importations pour réduire la facture des importations », suggère également ce responsable américain. L’Algérie, dans ce contexte, est loin de pouvoir pour diversifier l’économie algérienne, affirme enfin Christopher Wilken, en guise de sentence.