Pour faire «revenir» les entreprises pétrolières qui ont « quitté » l’Algérie après l’attentat de Tiguentourine, les autorités algériennes du pays se penchent sur un projet original. Elles veulent construire une piste d’atterrissage sur le site pétrolier.
Selon le quotidien arabophone El-Khabar, le ministère de l’Energie et des Mines étudie la possibilité de construire des pistes d’atterrissage pour de petits avions sur le site gazier de Tiguentourine. L’objectif de cette initiative est de permettre le transport des personnels directement de l’aéroport de Hassi-Messaoud jusqu’à Tiguentourine afin de répondre aux doléances des sociétés étrangères, notamment BP et Statoil qui refusent, jusqu’à présent, de regagner le poste gazier.
Les deux sociétés, la britannique British Petroleum et la norvégienne Statoil, sont associées avec Sonatrach dans le projet du complexe gazier de Tiguentourine à In-Amenas. Mais la prise d’otage de janvier dernier a créé un vent de panique parmi le personnel expatrié. Certains de ces cadres étrangers refusent de regagner leur poste de travail. D’autres n’y trouvent pas d’inconvénients. Cette technique de transport existe dans d’autres sites gaziers. Mais les travailleurs étrangers de Tiguentourine prenaient d’habitude l’avion jusqu’à l’aéroport de In-Amenas d’où ils sont transférés par bus jusqu’à leur lieu de travail. C’est d’ailleurs un de ces bus qui assuraient la liaison Tiguentourine-aéroport qui avait été attaqué en premier le 16 janvier dernier. L’escorte de gendarmerie avait limité les dégâts. Mais la prise d’otage et l’assaut qui avait été donné par les forces spéciales de l’armée algérienne avait causé la mort de 37 ressortissants étrangers.
Il est à rappeler qu’à cause de cette attaque terroriste, le site gazier de Tiguentourine est en partie paralysé. L’usine, qui produit plus de 10% des exportations algériennes en gaz liquéfié, occupe une place tellement importante que les revenus du pays en exportations de gaz ont diminué ces derniers mois.
E. W.