L’Office algérien a rejeté toutes les offres les jugeant excessives:L’euro fort capote l’appel d’offres de l’OAIC

Redaction

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L’Algérie est un grand importateur de blé, c’est connu. Mais L’Office algérien des céréales (OAIC) ne veut pas acheter du blé à n’importe
quel prix. Cette organisme vient, en effet, de déclarer infructueux son appel d’offres pour l’achat d’au moins 50.000 tonnes de blé meunier d’origine optionnelle pour embarquement en novembre, lancé la semaine dernière. L’Office algérien des céréales n’a, en effet, donné aucune suite aux offres des exportateurs dans le cadre de cet appel d’offres, rapportent de traders européens. Il faut dire que les prix ont flambé et que les pays fournisseurs calculent bien ces opérations.

Pour cette opération, les meilleures soumissions s’élevaient à hauteur de 213-215 dollars/tonne coût et fret inclus, émanant principalement de la France et de l’Allemagne. La différence est de taille lorsque on sait que le dernier achat connu de l’Algérie date du mois septembre dernier et avait porté sur 300.000 tonnes de blé meunier acheté à raison de 192-192,50 dollars/tonne coût et fret. Des analystes boursiers estiment que cette hausse considérable est due à la faiblesse actuelle du dollar face à la monnaie européenne. En effet, le billet vert subit une véritable débâcle sur les marchés financiers. Depuis mars dernier, il a perdu 15% de sa valeur en taux de change effectif.

Ajoutons à cet état de fait que les exportateurs de blé redoute la lenteur des ports algériens à traiter les marchandises qui doivent y débarquer. Ce qui les pousse à revoir à la hausse leur devis estimatif en matière de fret. L’OAIC devrait revenir bientôt aux achats, peut-être dès la semaine prochaine en relançant un nouvel avis d’appel d’offres.

N.B.

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