L’inflation liée à des facteurs endogènes

Redaction

« L’inflation au 1er semestre 2012 est plus de nature endogène, lié aux disfonctionnements persistants des marchés intérieurs, où la formation des prix relève plus de position dominante ou de spéculation », a affirmé ce lundi 10 septembre le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, cite l’APS.

Les produits agricoles ont fortement contribué à l'inflation / DR

Durant les 6 premiers mois de l’année en cours, la moyenne du taux d’inflation a été de 7,29% contre 5,9 trois mois auparavant et 3,9% au premier semestre de 2011.

Cette tendance haussière de l’inflation traduit probablement la persistance de l’inflation engendrée par le choc des prix intérieurs de certains produits de base début 2011.

Les biens manufacturés et les produits agricoles frais ont contribué à hauteur de 71,14% à l’inflation au 1er  semestre 2012. Ces derniers, dont la hausse des prix représente 36,5 % de l’inflation globale, ont progressé de près de 13% en moyenne annuelle durant le même semestre.

L’évolution des prix intérieurs des produits alimentaires contraste cependant avec les mouvements des prix internationaux au cours de la même période.

Le taux de change effectif nominal s’est apprécié au cours de la même période, d’autant que le 1er semestre a enregistré une décélération du rythme d’expansion de la masse monétaire à 7%, contre près de 9% durant la même période de 2011.
L’augmentation des prix est en partie due aux anticipations inflationnistes alimentées par l’augmentation substantielles des revenus.
Les dépôts au Trésor et aux CCP se sont en accrus de 24,8%  durant le 1er semestre, contribuant au phénomène de persistance de l’inflation.
A. B. S.