Pour la deuxième année consécutive, le ministère de la Défense nationale se taille la part du lion dans les affectations budgétaires. C’est ce qui ressort du projet de loi de Finances 2013, que discutent actuellement les députés de l’Assemblée populaire nationale.
Avec un budget de fonctionnement de 825 860 800 000 DA, le ministère de la Défense nationale arrive donc en tête des départements ministériels en termes de l’importance de la dotation budgétaire. Ces augmentations, qui se chiffrent à plus de 7% chaque année, sont justifiées par le recours à l’achat de nouveaux armements. Autre le renouvellement du matériel de l’Armée nationale populaire, l’Algérie a été obligée d’acheter du nouveaux types d’armements destinés notamment à sécuriser les frontières sud du pays. A cela, il faut ajouter de nouvelles augmentations dans les traitements des personnels militaires.
Le secteur de l’Education nationale arrive en deuxième position dans les affectations du budget. Avec un une somme de 628 664 041 000 DA, l’Education perd ainsi sa première place. Pourtant, le secteur compte le plus grand nombre de fonctionnaires et d’établissements. Pis, le département que gère actuellement Abdellatif Baba-Ahmed connaît un déficit sérieux en matière d’infrastructures. A la rentrée scolaire de septembre, par exemple, plusieurs régions du pays ont connu des perturbations liées au manque ou à la surcharge des classes. Le problème se pose notamment dans les lycées.
Malgré un manque flagrant d’installations et de matériels, le secteur de la Santé arrive en 4ème position dans les dépenses de l’Etat. Il est dépassé par le secteur de l’Intérieur qui gère, en plus des collectivités locales, la police et la protection civile.
La Santé est dotée d’un budget du ministère de la Santé et de la R2forme hospitalière est de 306 925 642 000 DA. Un montant apparemment insuffisant au vue des prestations que livrent le secteur. Car, en plus d’un manque chronique de certains médicaments, le secteur souffre d’absences de structures adéquates. C’est le cas des centres anti-cancer qui, faute de moyens et de mauvaise gestion, laissent mourir des centaines de malades chaque année.
Pour les autres secteurs, la répartition respecte à peu près la tradition. Une seule exception tout de même : le secteur des moudjahidine (221 050 281 000 DA) perd de la place. Il est à la 6ème position, alors qu’auparavant, il a toujours été dans le peloton de tête.
E.W