Même s’il n’a pas participé à la réunion de la coordination nationale pour les libertés et une transition démocratique, Ali Benflis a dénoncé l’interdiction des autorités de délivrer une autorisation à la tenue de cette activité, prévue samedi passé.
« A un moment où le régime politique en place multiplie les déclarations d’intentions au sujet de l’élargissement du champ des droits et des libertés et de renforcement du rôle de l’opposition au point d’en faire l’objet trompeur d’une révision constitutionnelle, sa mentalité d’un autre âge et ces pratiques arbitraires viennent apporter de plus clair des démentis à la sincérité de ses intentions déclarées. Le régime politique en place est ce qu’il est c’est-à-dire un régime autocratique et il n’a aucune intention de changer de nature, de méthode ou de comportement », indique l’ancien premier ministre dans un communiqué.
L’ancien candidat à l’élection présidentielle d’avril dernier estime que le régime « transgresse tout aussi impunément ses engagements internationaux souscrits au titre de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Pacte International sur les Droits Civiques et Politiques ».
Les membres de la coordination nationale pour la transition et les libertés démocratiques sont sortis, samedi, dans les rues d’Alger pour condamner la non attribution d’une autorisation par les services de la wilaya d’Alger pour organiser une conférence thématique portant sur les «conditions de transparence des élections ». Ces partis politiques vont également organiser des manifestations dans plusieurs régions du pays pour exiger plus de transparence sur l’exploitation du gaz de schiste.
E. Wakli