La Coordination nationale pour les libertés et une transition démocratique (CNLTD) a dévoilé, ce lundi 4 août, sa nouvelle plate-forme portant sur les objectifs et les raisons de la transition démocratique en Algérie. Le nouveau texte n’est pas trop différent du premier, présenté à l’occasion de la tenue, le 10 juin dernier de la conférence nationale des forces de l’opposition.
Les changements ont trait à « un contact permanent et effectif avec le peuple algérien et ses composantes afin de le mobiliser autour de la consécration de la démocratie, des droits de l’homme, l’élargissement des libertés, la lutte contre la corruption et l’établissement d’une réconciliation nationale véritable basée sur la vérité et la justice ». Cela se fera, selon le document, par « l’organisation de conférences thématiques autour de ces questions qui touchent directement à la société algérienne ».
Les rédacteurs du document ont également ajouté, dans les objectifs assignés à la transition démocratique en Algérie, « la promotion effective de la place de la femme et de la jeunesse au sein de la société et des institutions ». Ce point n’existait pas dans la première version de la plate-forme. Par contre, dans la deuxième mouture, un point lié à « l’adoption de la méthodologie scientifique et respect de la probité liée à la transition démocratique » n’a pas été retenu.
Par contre, les points phares du premier document sont restés en l’état. C’est le cas de l’interdiction de mêler l’armée dans le jeu politique. La CNLTD maintient le principe de l’éloignement de « l’institution militaire et sécuritaire des enjeux et pressions politiques pour se consacrer à ses missions constitutionnelles de défense de l’unité nationale et de son intégrité territoriale ». Ce point constitue, pourtant, une revendication de certaines figures de l’opposition comme Mouloud Hamrouche ou Mokrane Aït-Larbi.
Les changements qui ont été annoncés font suite aux propositions des autres forces de l’opposition.
Essaïd Wakli