Plusieurs écoliers algériens souffrent le martyre en Kabylie où les infrastructures scolaires accusent de graves déficiences, nous apprend à ce sujet la section locale du RCD à Akfadou, la wilaya de Béjaïa. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, les militants de ce parti de l’opposition lancent un cri de détresse : « l’avenir de nos enfants en danger ! »
« Le secteur de l’éducation à Akfadou connaît ces dernières années une dégradation qui révolte les parents d’élèves, les professionnels du secteur et de nombreux citoyens », estime la même source selon laquelle la rentrée des classes durant cette année a connu une sérieuse exaspération de la situation dans les différents paliers de l’enseignement et aucun responsable n’a daigné assumer ses responsabilités d’où la nécessité de la mobilisation des citoyens pour alerter et anticiper sur les conséquences de la démission des autorités face à leurs responsabilités.
Les exemples de la mauvaise gestion et des manques dans les dotations du secteur en moyens humains et matériels dans notre commune sont nombreux. Pour le premier palier, que ce soit à l’école d’IMAGHDACENE que les responsables du secteur s’apprêtent à fermer, les enfants sont confrontés à l’inexistence d’une cantine scolaire dans l’enceinte de l’établissement. Au village TAOURIRT, l’établissement connaît une instabilité qui pèse lourdement sur l’organisation et la stabilité pédagogique. En cinq années, l’école a vu le changement de 6 directeurs. Côté équipements, l’établissement est laissé à la traîne. A TIZEMOURINE, malgré l’établissement d’une fiche technique pour la réalisation d’un bloc administratif, le début du chantier est renvoyé sine die. Pour l’établissement de TINIRI, les élèves sont tassés dans des classes surchargées avec des vacations doublées et des postes budgétaires supprimés d’où l’assurance de certaines matières par des enseignants du pré emplois dont le rendement et la précarité de leurs moyens ne peuvent donner lieu à un enseignement de qualité. Au niveau du moyen, la seule infrastructure qui sert de CEM est dénuée du minimum d’équipements pédagogiques avec un risque élevé sur la santé des élèves qui seront exposés de nouveau aux dangers de l’amiante au niveau de la cantine.
Malgré les promesses du wali pour doter l’établissement de quatre salles pédagogiques, leur concrétisation tarde à venir alors que pour les cours d’éducation physique, aucune infrastructure sportive n’est réalisée pour accueillir les élèves. S’agissant de l’encadrement, la rentrée s’est effectuée sans directeur ni gestionnaire laissant l’anarchie régner en maître. Le constat au niveau du lycée est des plus alarmants. L’établissement souffre d’un déficit en pas moins de huit professeurs, d’un censeur et d’un surveillant général. La sanction qui frappe le lycée d’Akfadou ne peut être que préméditée et entretenue par la direction de l’éducation de notre wilaya. Sa responsabilité est totale.
Soucieux de l’avenir de nos enfants, le RCD affirme enfin qu’il alerte sur la réelle dégradation de la situation du secteur de l’éducation dans la commune d’Akfadou et exhorte les associations des parents d’élèves, les autorités locales et les citoyens à travers les structures villageoises à s’organiser et à se mobiliser pour arracher les moyens nécessaires pour la sauvegarde des générations futures.