L’Algérie condamne l’acte de vendetta dont a été l’objet un jeune Palestinien résident à Jérusalem-Est mercredi.
Quelques jours après le meurtre de trois jeunes colons en Cisjordanie, un Palestinien de 17 ans, Mohamed Hocine Abou Hadhir, a été enlevé et tué à Jérusalem mercredi. Selon la radio militaire israélienne, le meurtre de cet adolescent originaire de la partie est de la ville annexée est la victime d’un « acte de vengeance présumé ».
Face à cette vendetta, l’Algérie a réagit par la voix de son ministère des Affaires étrangères. Le département dirigé par Ramtane Lamamra a publié mercredi en fin d’après-midi un communiqué dans lequel il « condamne avec vigueur le crime odieux perpétré aujourd’hui dans la ville occupée d’Al Qods (Jérusalem) contre l’adolescent palestinien, Mohamed Hocine Abou Hadhir ».
« Barbarie »
Alors que l‘ensemble de la communauté internationale s’est émue de la mort de trois adolescents juifs en terre occupée, l’Algérie a tenu à rappeler le sort réservé quotidiennement au peuple palestinien. « Cet acte criminel abject dénote on ne peut mieux la barbarie à laquelle font face les enfants du peuple palestinien sans défense, victimes de meurtres, d’actes de torture et d’agressions incessantes perpétrés par l’armée israélienne, mais aussi par les colons », dénonce le ministère des Affaires étrangères dans son communiqué.
Suite à la découverte du corps, les habitants du camp de réfugiés de Shuafat, dont est originaire l’adolescent, ont voulu se recueillir au domicile de la victime. Mais les gardes-frontières israéliens ont empêché cette réunion et réprimé les Palestiniens. Des heurts ont alors éclaté entre la police israélienne et quelques 200 Palestiniens, rapporte l’AFP.
Face à la montée de tensions sur ce territoire disputé, l’Algérie met en garde la communauté internationale contre de nouvelles représailles contre des Palestiniens. L’État appelle ainsi les autres nations à « mettre un terme aux violations flagrantes des droits de l’Homme en Palestine, à leur tête le droit à la vie, violé de jour comme de nuit sous les yeux d’une communauté totalement inerte ».
La France et les États-Unis condamnent aussi
Le meurtre du jeune Mohamed a été condamné unanimement. Aux États-Unis, le Secrétaire d’État John Kerry a ainsi déclaré : « Il n’y a pas de mots pour transmettre avec suffisamment de force nos condoléances au peuple palestinien ». En France, le Président François Hollande a condamné « de la manière la plus ferme cet odieux assassinat et présenté ses sincères condoléances à sa famille. Le chef de l’État français appelle également à la retenue entre Palestiniens et Israéliens afin d’éviter « une escalade dangereuse de la violence et des représailles ».
La rédaction avec APS