L’Algérie demande aux Etats-Unis des informations sur la fortune de Chakib Khelil

Redaction

Les autorités judiciaires algériennes ont-elles demandées des informations en ce qui concerne les biens de l’ancien Ministre de l’énergie et des mines, Chakib Khellil, aux Etats-Unis ? Fort probablement.

Dans son édition du jour, le quotidien arabophone, «El Khabar» révèle qu’il détient une lettre adressée par l’ambassade des USA à Alger aux autorités algériennes, datée du 7 avril 2013, dans laquelle il est demandé à l’Algérie d’accepter, par mémorandum diplomatique, c’est-à-dire par écrit, que les deux pays s’échangent des informations concernant les biens et les déclarations fiscales des personnes. Dans cette missive, les Etats-Unis expliquent qu’en vertu de l’accord judiciaire existant entre les deux pays, ce genre d’informations ne pourrait être transmises, à l’heure actuelle à l’Algérie. Etant très méticuleux sur la divulgation d’informations non publiques, indique l’ambassade, il est impossible pour la justice américaine de communiquer de tels détails à un autre pays en l’absence d’un accord signé entre les deux parties. Des explications qui laissent entendre que la justice algérienne a demandé aux autorités américaines des informations concernant Chakib Khellil, étant donné que cette personnalité est la seule qui est au centre d’une enquête judiciaire et qui réside et dispose de biens aux USA.

Donc, l’Algérie doit d’abord signer un mémorandum allant dans ce sens avant de réclamer une quelconque information aux USA. Khellil, qui est cité dans l’affaire dite Sonatrach II, pourrait faire face dans l’avenir à d’énormes problèmes d’autant plus qu’apparemment la justice américaine s’en est mêlée. Selon une information parue dans la revue, Jeune Afrique, durant le mois de mars dernier, l’ancien ministre est ciblé par une enquête du FBI. «Deux équipes d’enquêteurs ont discrètement séjourné à Alger, fin 2012 et début 2013, afin de compléter les informations déjà recueillies aux États-Unis. Les Américains auraient informé leurs interlocuteurs que Khelil dispose dans leur pays d’avoirs d’un montant considérable, principalement sous forme de placements boursiers», a indiqué ce magazine avant d’ajouter que celui-ci a «acquis entre juillet 2007 et juin 2008, trois propriétés dans l’État du Maryland (Est) pour un montant total de 2,1 millions de dollars». Affaire à suivre.

Elyas Nour