L’Algérie fait partie des 50 régimes les plus autoritaires au monde

Redaction

La démocratie ne progresse pas en Algérie. Bien au contraire, elle ne cesse de régresser. L’indice de la démocratie dans le monde établi chaque année par The Economist Intelligence Unit classe l’Algérie parmi les 50 régimes les plus autoritaires au monde.  En effet, au cours de l’année 2012, l’Algérie n’a pas affiché des signaux qui témoignent d’une réelle ouverture démocratique. Notre pays, selon le rapport international de ce centre de recherche de la célèbre revue britannique The Economist, l’Algérie est classée à la 118e place sur 167  pays passés à la loupe par l’Indice de la démocratie.

L’Algérie fait partie ainsi des régimes autoritaires où l’indépendance de la Justice n’est toujours pas garantie et où les élections ne sont ni libres ni équitables. Les libertés civiles sont violées et les médias appartiennent généralement à l’Etat ou sont contrôlés par des groupes liés au régime en place, a souligné le rapport qui a suivi le classement mondial dressé par The Economist Intelligence Unit. Ce dernier n’hésite pas aussi à mettre en exergue  « la répression de la critique du gouvernement et la censure » qui « sont omniprésentes ». A cause de toutes ces tares, l’Algérie se retrouve devancée dans ce classement international par le Mali, Haïti, le Bostwana, la Zambie ou le Sénégal. Dans le monde arabe, l’Algérie n’arrive même pas à talonner le Maroc, l’Egypte, la Tunisie ou la Mauritanie. Ces pays sont considérés comme étant des « régimes hybrides » en transition d’un régime autoritaire vers la démocratie. Ce qui n’est pas encore le cas de l’Algérie en dépit de toutes les réformes promises par les autorités politiques. Globalement, l’Algérie récolte uniquement 3,83 sur une note maximale de dix. C’est dire que de nombreux efforts doivent être fournis pour remettre l’Algérie sur les rails de la démocratisation…