L’Algérie riposte aux attaques verbales du Maroc

Redaction

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La crise diplomatique entre l’Algérie et le Maroc atteint un niveau jamais égalé ces dernières années. Alors que des signes de rapprochements étaient perceptibles des deux cotés de la frontière, la polémique enfle. 

Ce qui n’était que d’attaques médiatiques et politiques de partis marocains a fait sortir Alger de sa réserve habituelle. « A l’origine, il y eut donc, cet acte d’hostilité inqualifiable mettant en cause l’intégrité territoriale de l’Algérie. Les propos martiaux d’une gravité extrême, tenus par le chef du parti de l’Istiqlal, membre de la coalition gouvernementale, et relayés par les télévisions publiques, ne peuvent en aucune manière participer benoîtement de la ‘’liberté d’expression et d’opinion’’ et leur impact hautement dommageable ne pouvait être ignoré par les autorités qui préférèrent les absoudre par leur silence », a, en effet, détaillé Amar Belani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans une déclaration à l’APS. «Par ailleurs, comment doit-on interpréter le fait que ceux qui plaident vigoureusement pour la réouverture de la frontière en viennent, en même temps, à en contester le tracé», s’est-il interrogé, notant que «ce n’est pas la seule contradiction que nous avions relevé puisque l’invocation des « règles de voisinage et de l’exigence de coopération » aurait voulu que les actes suivent les professions de foi, fussent-elles volontaristes et engageantes pour l’avenir de la relation bilatérale, comme celles que nous avions entendues en février dernier ».

M. Belani a relevé que tout le monde « sait et admet qu’il y a un problème grave » en ce qui concerne les « infiltrations massives » de drogues à partir du territoire marocain. « Nous fûmes surpris, lors des discussions que nous avions voulues confidentielles, dans un premier temps, de nous entendre dire, sur le ton du diktat, que pour mieux coopérer, il faut d’abord ouvrir la frontière », a-t-il dit. A cet égard, a-t-il poursuivi, « on est alors en droit de s’interroger sur la partie qui a commencé à vouloir imposer des conditions inacceptables, tant dans la forme que dans le fond», a-t-il souligné en indiquant que cette campagne « est échafaudée en grande partie sur une déformation substantielle de nos déclarations officielles en ce qui concerne la question du Sahara occidental ». Il y a quelques jours, le ministère marocain des Affaires Etrangères et de la coopération avait publié un communiqué dans lequel il accuse l’Algérie d’être derrière l’échec de rapprochement opéré entre les deux pays. A rappeler qu’avant les appels du pied des autorités marocaines pour l’ouverture des frontières terrestres, le parti Istiklal avait lancé une campagne demandant à l’Algérie de «restituer» la région de Béchar et Tindouf alors que les frontières entre les deux pays ont été tracées en 1976.

E. W.

 

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