Les reproches du Roi du Maroc à l’égard de l’Algérie : une « contre-vérité »

Redaction

Le roi du Maroc s’attaque une nouvelle fois à l’Algérie. A l’occasion de la fête du Trône, Mohamed VI a prononcé un discours extrêmement virulent à l’encontre de l’Algérie qu’il veut à tout prix impliquer dans le conflit du Sahara Occidental.

Abordant la résolution du Conseil de sécurité du mois d’avril dernier, le souverain marocain a indiqué que le texte  « met particulièrement l’accent sur la dimension régionale de ce différend et souligne la responsabilité de l’Algérie, en tant que partie concernée par ce litige, tant au niveau politique que sur le plan juridico-humanitaire touchant à la situation dégradante qui prévaut dans les camps de Tindouf ». Pourtant, l’Algérie n’est citée, dans plusieurs autres documents d’ailleurs, comme pays « observateur ».

Mohamed VI ne s’arrête pas là. Il accuse « les autres parties », y compris donc l’Algérie, d’obstination « à rester dans le blocage ». «Devant l’obstination des autres parties qui persistent à maintenir la situation en l’état, et face à leurs campagnes de mystification, le Maroc s’appliquera à poursuivre la dynamique qu’il a enclenchée au niveau interne, essentiellement pour réaliser plus de bonne gouvernance économique et sociale», a-t-il dit.

« Une contrevérité »

La réponse à ces accusations est plutôt venue du Sahara Occidental. Le discours prononcé par le roi Mohamed VI à l’occasion de la fête du trône « fait ressortir une obstination et un entêtement à consacrer l’occupation illégale du Sahara Occidental à tout prix », a indiqué une source sahraouie citée par l’Agence sahraouie SPS. Le recours dans ce discours « à l’interprétation de la dernière décision du Conseil de sécurité tout en ignorant l’appel franc de ce dernier aux deux parties au conflit (Maroc et front Polisario) à coopérer en vue de trouver une solution concertée, garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, traduit l’absence d’une volonté politique chez le Maroc de soutenir les démarches de l’ONU et du conseil de sécurité et les efforts du secrétaire général et de son envoyé spécial ».

Une source du ministère algérien des Affaires étrangères a déclaré au site TSA que ces attaques expriment une « contre-vérité ». Selon l’Algérie, « Il s’agit d’affirmations totalement infondées car la résolution sur le Sahara occidental adoptée le 25 avril 2013 par le Conseil de sécurité, à laquelle se réfère ce passage du discours en question, interpelle 21 fois les « parties » au conflit, à savoir le royaume du Maroc et le Front Polisario. »

Essaïd Wakli