Message aux Algériens : Bouteflika se contente « du minimum syndical »

Redaction

A l’occasion de la célébration de l’anniversaire du 24 février, Abdelaziz Bouteflika s’est contenté d’un minimum syndical. Il a envoyé un message, encore par procuration, où il résume le monde syndical.

« Le programme de travail des autorités publiques a visé l’amélioration des indicateurs de développement humain à travers la prise en charge du droit  d’accès à la santé, au logement, à l’éducation, à l’enseignement et à l’eau  potable », a indiqué le chef de l’Etat dans un message lu en son nom, depuis Tébessa, par M. Ali Boughazi, conseiller à la présidence  de la République. «C’est dans une perspective de préservation et de promotion du pouvoir d’achat des travailleurs que l’abrogation de l’article 87 bis de la loi relative aux relations de travail a été abordée dans un cadre de concertation avec les  partenaires sociaux en vue de sa stipulation dans la loi de Finances pour l’année  2015 », a-t-il souligné, en référence à la Tripartite qui s’est tenue dimanche sans résultats probants.

Toujours dans le chapitre de la Tripartite, Abdelaziz Bouteflika a consacré un chapitre à la promotion de l’Industrie nationale. La promotion du pacte économique et social de 2006 en un pacte économique et social de croissance par la tripartite « traduit l’engagement de ces partenaires à concrétiser l’accélération du processus des réformes économiques », a-t-il écrit.

Revenant sur l’affaire de Tiguentourine, Bouteflika a rendu hommage aux travailleurs qui y sont morts. « Je m’incline, au nom du peuple algérien, à la mémoire de tous les travailleurs,  syndicalistes et agents de sécurité morts en service commandé alors qu’ils assuraient  leur devoir de conduite, d’entretien et de protection des installations pétrolières et gazières, comme je m’incline à la mémoire des victimes du terrorisme barbare parmi les travailleurs étrangers assassinés lors de l’attaque du complexe de Tiguentourine », a écrit le chef de l’Etat.

Le reste du message a été à la fois un éloge au syndicat officiel, l’UGTA et un hommage aux travailleurs et aux moudjahidine qui ont crée l’UGTA.

Essaïd Wakli