Algérie : une prière de l’Aïd El Adha sans Abdelaziz Bouteflika

Redaction

Updated on:

Cette année, pour la deuxième fois consécutive , Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République, n’a pas participé mardi à la prière d’Aïd el-Adha à la Grande mosquée d’Alger.  Après s’être distingué par son absence une première fois pendant la prière d’Aïd el-Fitr, le 8 août dernier, Abdelaziz Bouteflika n’est pas apparu sur les écrans de télévisions des Algériens en ce jour de fête célébré partout en Algérie comme dans le reste du monde musulman. 

Mardi, comme ce fut le cas lors de la prière de l’Aïd El-Fitr, étaient présents à cette prière le Premier ministre Abdelmalek Sellal et les présidents du Conseil de la nation (Sénat) et de l’Assemblée populaire nationale (APN), respectivement Abdelkader Bensalah et Mohamed Larbi Ould Khelifa, a-t-on constaté.

Cette absence fort remarquée du Président Bouteflika, lui qui n’a jamais raté les célébrations de cette fête religieuse, prouve encore une fois que l’état de santé du Chef de l’Etat ne s’est guère encore amélioré comme le laisse croire, pourtant, les officines du gouvernement algérien. A 76 ans, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, se fait de plus en plus rare sur la scène médiatique. Cette « hibernation » a relancé à maintes reprises les plus folles rumeurs sur sa capacité à gouverner le pays. Depuis son retour de France, le 16 juillet dernier, les Algériens s’interrogent sur l’avenir politique de leur pays.

Les images qui ont montré Bouteflika affaibli, en chaise roulante, entouré des principaux personnages de l’Etat, demeurent des images fortes qui continuent à marquer les esprits des Algériens. Au dernier conseil des ministres,  Bouteflika est apparu sur la photo officielle assis sur une chaise, une première alors que tous les autres membres du gouvernement étaient debout. Rappelons enfin que le Chef de l’Etat a eu un accident vasculaire cérébral (AVC) le 27 avril « sans retentissement sur ses fonctions vitales », selon ses médecins traitants. Hospitalisé au Val-de-Grâce à Paris, il avait ensuite été transféré à l’institution nationale des Invalides pour une période de réadaptation fonctionnelle.