Alors que le pays pleure les morts de ce tragique crash aérien qui s’est produit mardi matin dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, située à plus de 500 à l’est de la capitale Alger, Abdelaziz Bouteflika est sorti de sa réserve pour décréter trois jours de deuil national, présenter ses condoléances aux victimes et se prononcer, enfin, sur cette vive polémique qui s’est transformée en véritable guerre de clans au sommet de l’Etat.
Et Abdelaziz Bouteflika n’a pas défendu son protégé Amar Saïdani, le patron du FLN, qui s’en est pris violemment au patron du DRS, le général Toufik, qui l’accuse d’avoir échoué à protéger le pays et à contrôler ses colonels impliqués dans des affaires de corruption. Le Chef de l’Etat n’a pas, non plus, défendu directement le général Toufik. Il s’est juste contenté d’affirmer que « personne, quel que soit son poste, n’a le droit d’exposer cette institution et les autres institutions au désordre et à la confusion », a-t-il dit dans un message lu au JT de 20 H de l’ENTV. Dans ce message, il dénonce aussi « l’acharnement » contre l’Armée nationale populaire.
Ce message se veut être une véritable mise au point. Mais à qui est-elle adressée ? On le saura dans les heures à venir…