Pour lutter contre le prosélytisme, les autorités algériennes ne font pas dans la dentelle. Deux fonctionnaires de deux ambassades étrangères ont été expulsés pour avoir diffusé des percepts religieux qui «n’ont rien à voir» avec les pratiques religieuses des Algériens. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Affaires religieuses et des wakfs, Mohamed Aïssa au journal arabophone El khabar.
Le ministre n’a pas donné le nom des pays concernés. Mais la description donnée mène vers des pays arabes du Golfe qui ont souvent recours à ce genre de comportements. C’est le cas notamment de l’Arabie Saoudite qui offre des bourses pour la formation d’imams salafistes qui reviennent ensuite déverser leur venin en Algérie. C’est cette filière qui a permis à des personnages comme Hamadache ou encore Chamseddine d’avoir pignon su rue.
Le rôle de l’Arabie Saoudite dans la diffusion des idées radicales ne s’arrête pas à la formation des «imams». Le royaume inondent, chaque année, notre pays de quantités considérables d’ouvrages de propagande. Des exemplaires du Coran sont également distribués à grande échelle, dont certains écrits…en kabyle.
L’influence de ces pays sur les pratiques religieuses des Algériens s’étend aux programmes de télévision. Plusieurs chaînes diffusent des émissions animées par des imams cathodiques qui provoquent un impact important sur les Algériens.
Ces expulsions vont-elles avoir un effet sur le comportement de ces ambassades ?
Essaïd Wakli