Oui, ça se passe en Algérie : deux mairies et une daïra incapables de combler un « trou » !

Redaction

A 36 Km de la capitale Alger,  Khodam, une localité située entre la commune d’Ouled Chebl, wilaya d’Alger, et Chebli, une commune située sur le territoire de la wilaya de Blida, les habitants vivent une véritable « tragicomédie ». Depuis plusieurs années, un gigantesque « trou » défigure la seule route de cette localité. Et à chaque hiver, à la suite des fortes pluies, le « trou » se transforme en piscine.

Comme chaque hiver, la circulation automobile est bloquée et les pauvres écoliers ne peuvent plus marcher sur une route pleines nids-de-poule, de crevasses et de trous béants. De nombreux enfants sèchent leurs cours et ne se rendent plus à l’école à cause de ce problème qui date de plusieurs années. Et pourtant, il suffit tout simplement de combler ce trou béant situé sur la route reliant Khodam à Ouled Chebel, une commune située à plus de 30 Km à l’ouest d’Alger. Les années passent et aucun revêtement n’a été décidé ! A l’origine de cette paralysie : les deux mairies de Chebli et Ouled Chebel se renvoient la balle et chaque maire accuse son homologue d’être juridiquement responsable des travaux à mener, puisque la localité de Khodam s’étend administrativement sur les territoires de ces deux communes.

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Face à ce statu quo, les habitants montent au créneau et protestent dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol face à l’immobilisme des autorités locales « incapables de combler un seul trou » ! Au mois de novembre dernier, les habitants en colère déclenchent une émeute et décident de couper la route avec des pneus brûlés. Le chef de daïra de Boufarik, située dans la wilaya de Blida, se déplace en personne pour s’enquérir de la situation et promet aux habitants une réaction rapide. Mais les semaines s’égrènent et le trou demeure inchangé. Ni travaux publics ni aucun colmatage n’a été décidé. Ni la mairie d’Ouled Chebel, ni celle de Chebli et encore moins la daïra de Boufarik n’ont réussi à se mettre d’accord pour faire le nécessaire en vue de soulager les habitants infortunés de Khodam. Ces derniers s’ingénient quotidiennement pour trouver la solution qui leur permet de marcher, eux et leurs enfants, sur la route sans tomber dans ce trou dangereux. Et si la situation perdure, les habitants menacent de déclencher une nouvelle émeute car il n’est pas possible d’accepter, selon eux, « que deux mairies et une daïra soient incapables de combler un trou ! »