C’est officiel. Alger a un nouveau Wali qui doit présider à sa destinée. C’est, en effet, Zoukh Abdelkader, Wali de Sétif, qui est muté à la wilaya d’Alger, en remplacement de Addou Mohamed Kebir, « appelé à d’autres fonctions », d’après les termes du communiqué officiel rendu public mercredi soir par la Présidence de la République.
Cette nouvelle nomination peut-elle être perçue comme un espoir par les algérois ? C’est la question qui se pose en ce moment car la capitale attend depuis des années de renaître de ses cendres. Des problèmes d’hygiène en passant par le manque cruel d’infrastructures routières et jusqu’à l’état désastreux du tissu urbain, la capitale est confrontée au quotidien à des problématiques qui nécessitent un véritable processus d’analyse et de développement. Un processus qui a besoin de cadres compétents pour qu’il puisse se mettre en place. Justement, depuis sa désignation, en 2004, à la tête de la wilaya d’Alger, Addou Mohamed, ancien Wali de Djelfa, Alger n’a guère connu les métamorphoses dont elle avait cruellement besoin.
Certes, quelques grands projets ont été livrés à l’image du tramway et métro d’Alger, mais ces réalisations sont surtout l’aboutissement d’un programme présidentiel. Quant aux projets imaginés, élaborés et lancés par le Wali et son équipe, on les compte sur les doigts d’une main. Une seule stratégie de réhabilitation à l’orée 2029 de la ville d’Alger a été dessinée. Elle comprend le plan d’aménagement de la baie d’Alger et vise à transformer la capitale en une “perle de la Méditerranée”. Pour concrétiser cette ambition, une enveloppe initiale de 202 milliards de dinars a été allouée à cette stratégie. Sauf qu’encore une fois, il faudra attendre de longue années pour savourer le changement.
Un changement hypothétique promis aux algérois depuis plus d’une décennie. Aujourd’hui, il est devenu urgent de traiter plusieurs dossiers délicats tels que le vieux bâti, la circulation routière au centre de la capitale, les transports en commun, et d’autres encore. Les algérois qui rêvent de retrouver la douceur de leur capitale d’antan. Le nouveau Wali doit donc entamer un nouveau départ et effacer le bilan médiocre de son prédécesseur. Zoukh Abdelkader a donc du pain sur la planche. Mais cet ancien wali de Mostaganem, Oran, Médéa et Sétif, Abdelkader Zoukh, est présenté comme « un bulldozer politique » par son entourage. « Doté d’une énergie étonnante, il ne recule devant rien », indiquent encore ses proches. De nombreux cadres qui ont travaillé à ses côtés témoignent qu’il a réussi à secourir « plusieurs wilayas noyées par le sous-développement et la mauvaise gestion ». Va-t-il alors remettre la capitale sur les rails de la modernisation ? L’avenir nous le dira…