L’Algérien Mustapha Ourad fait partie des 12 victimes de l’attentat terroriste qui a ciblé, mercredi, la Rédaction du «Charlie Hebdo». Il était correcteur. Algérien d’origine, il s’était installé en France depuis le début des années 80. Choquée par son exécution orchestrée avec barbarie par deux terroristes, la population de son village natal, Aït Larba, dans la daïra de Ben Yenni, à 45 km au sud de Tizi Ouzou, a décidé de lui rendre un hommage.
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Dans un reportage diffusé sur la chaîne de télévision «France 24», plusieurs de ses amis et proches, qui se sont rassemblés, devant le domicile qui l’a vu naître et grandir, dans le village d’Aït Larbaa pour présenter leurs condoléances, ont apporté des témoignages poignants concernant le parcours du défunt. «C’est quelqu’un qui a toujours était généreux. Il l’était envers moi quand j’étais jeune», dira l’un des voisins de la famille de Mustapha Ourad. Ce dernier a fait ses études en Algérie. Il a commencé, son cursus universitaire, par des études en médecine avant d’opter pour la littérature. Le correcteur a quitté l’Algérie au début des années 80. «Il travaillait chez des grands éditeurs français. On était fier qu’un algérien apprenne la langue française aux français. Il leur apprenait leur langue», dit un autre de ses amis qui avait fait ses études, à Alger, avec le regretté correcteur du Charlie Hebdo. «En apprenant la sinistre nouvelle, j’ai espéré que ça soit une erreur. J’ai prié pour qu’il ne fasse pas partie des victimes. Malheureusement, c’était le cas», renchérit un de ses proches. Le décès de Mustapha Ourad dans l’attaque commise mercredi dernier par les deux terroristes a suscité l’émoi parmi tous les villageois d’Aït Larbaa qui se souviennent d’une personne élégante et respectueuse.
Elyas Nour