Remaniement ministériel en Algérie : ceux qui partent et ceux qui restent…

Redaction

Après l’épisode FLN, l’Algérie s’apprête à vivre un autre feuilleton politique qui va recomposer les rapports de force entre les différents centres de décision. Selon des informations concordantes obtenues par Algérie-Focus et confirmées par plusieurs sources bien informées et proches du gouvernement, le chef de l’Etat s’apprêterait à annoncer un nouveau remaniement ministériel. L’annonce interviendra dans les tous prochains jours.

D’après nos sources, des changements notables vont être apportés à l’équipe de Abdelmalek Sellal. Le ministre de l’Environnement et de la Ville, Amara Benyounès, aurait assuré à son entourage qu’il retrouvera le ministère de la Santé. Le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Belkacem Sahli, devient ministre de plein exercice tandis que les postes de secrétaires d’Etat seront pratiquement tous supprimés.

D’autre part, plusieurs ministres ou ministres-délégués quitteraient le staff gouvernemental suite à ce changement, qui interviendra une année à peine après la nomination de Abdelmalek Sellal. Selon nos informations, il s’agirait de Abdelkader Messahel, chargé des Affaires Maghrébines et Africaines. Son état de santé ne lui permettrait plus d’exercer ses fonctions.

Plusieurs ministres issus des rangs du FLN dont Rachid Harraoubia, Abdelaziz Ziari et Amar Tou quitteraient aussi le gouvernement. En plus de leur bilan catastrophique, ces ministres demeurent impopulaires et leur changement s’impose aujourd’hui notamment dans une conjoncture politique marquée par une relative paralysie des institutions de l’Etat. Ces ministres devraient quitter le gouvernement en raison de la colère de la rue algérienne qui réclame l’arrivée de cadres compétents à la tête de certains secteurs stratégiques.

Nous avons appris également que le ministre du Commerce Mustapha Benbada quitterait, lui aussi, le gouvernement. Ce dernier serait sur le point de réintégrer son part d’origine, le MSP, qui s’est retrouvé dans l’opposition. Par ailleurs, Mohamed Thami, le ministre des Sports et de la Jeunesse, est aussi sur la sellette. Sa gestion de ce secteur clé est de plus en plus contestée et controversée, notamment à la suite de la conduite scandaleuse des joueurs du Mouloudia d’Alger lors de la finale de la Coupe d’Algérie de l’année dernière.

En revanche, on ne connaît pas le sort des ministères de souveraineté. Même s’il est fort probable que Daho Ould-Kablia et Mourad Medelci gardent leurs postes en vue notamment de la sensibilité de la conjoncture. Nos sources nous indiquent que Chérif Rahmani, Amar Ghoul et Karim Djoudi resteront aussi aux commandes et ne seront pas menacés par ce remaniement ministériel.

Une chose est par contre certaine : tout porte à croire qu’il n’y aura pas de réunion du Conseil des ministres dans les tous prochains jours, ni même avant plusieurs semaines. « Il n’y a pas l’urgence d’un Conseil des ministres maintenant », a confirmé, d’ailleurs, le Premier ministre lundi lorsqu’il a été interrogé par la presse sur ce dossier.

Avec Essaïd Wakli