Le dernier sketch de Nicolas Canteloup, l’humoriste vedette de la radio française Europe 1, sur Abdelaziz Bouteflika a fait mal, très mal. « Abdelaziz Bouteflika ne bouge plus, ne parle plus, ne se nourrit plus, il a fait 45 AVC et il n’est pas mort. Il est vivant. Il est superman, super-bobo, il ne meurt jamais. Nous espérons fabriquer du Boutefliteks, le premier médicament contre la mort ! » Ces mots de Nicolas Canteloup ont résonné dans les oreilles de certains Algériens comme une insulte ou une « atteinte à la dignité » de la personne du président de la République.
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Et ce n’est pas un parti au pouvoir, le FLN ou le RND, qui a réagi, mais Rachid Nekkaz, l’ancien candidat malheureux à l’élection présidentielle d’avril 2014, qui a vivement dénoncé ce sketch qu’il considère comme un ensemble de « propos insultants et discriminatoires ». « J’ai décidé de porter plainte contre la radio française Europe 1 et son présentateur vedette Nicolas Canteloup pour propos insultants et discriminatoires contre le président algérien Abdelaziz Bouteflika », explique Rachid Nekkaz dans une vidéo postée sur sa page Facebook.
« Où sont les responsables politiques algériens? Qu’attendent-ils pour défendre l’honneur et la dignité du président Bouteflika et du peuple algérien ? », s’interroge encore le politicien algérien.
Cependant, sa démarche, qui vise probablement à mettre en relief la tiédeur du pouvoir quand il est question de répondre à des attaques provenant des étrangers, à fortiori des Français, ne fait pas l’unanimité et sur les réseaux sociaux. De nombreux commentateurs ont exprimé leur désaccord avec son attitude et ont fait valoir le droit à la liberté d’expression. D’autres ont estimé que se moquer du Président Bouteflika ne constitue nullement une atteinte à l’intégrité morale de l’Algérie.