Transfert illégal de devises : Un député pris en flagrant délit

Redaction

Un député a tenté récemment de transférer illégalement vers l’étranger pas moins de 200.000 euros, ce qui représente un peu plus de 2 milliards de centimes en monnaie nationale.

Le journal « Réflexion », qui a rapporté l’information, a donné quelques détails concernant cette affaire qui n’a pu être révélée que grâce à la vigilance des services de sécurité de l’aéroport. Le député en question, répondant aux initiales de A. M., représentant de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, avait réparti cette importante somme d’argent entre trois valises. Il avait voulu profiter de son immunité pour faire sortir le pactole sans se faire contrôler. Or l’immunité ne lui garantit pas un tel traitement de faveur à l’aéroport. Comme tous les autres passagers, les députés doivent se plier aux mesures et contrôles de sécurité. Ils sont donc censé pouvoir être fouillé par des agents de sécurité de l’aéroport.

Et c’est ce qui s’est visiblement produit pour le député qui tentait de sortir illégalement la colossale somme de 200.000 euros en petites coupures dans trois valises. Aussitôt découvert, les agents en poste ont bloqué le passager et une enquête a été ouverte.

Le patron d’Air Algérie également soupçonné

Ce n’est pas la première fois qu’un responsable tente de profiter de sa position pour passer les contrôles douaniers et de la police sans se faire fouiller. Il y a quelques jours, un quotidien national avait ainsi révélé que le patron de la compagnie nationale aérienne, Air Algérie, avait refusé de se faire contrôler au niveau de la PAF. Il était accompagné d’un officier de police. Les agents de la PAF, ne pouvant exercer leur travail, ont transmis un rapport à la DGSN.

Que risque le député qui a tenté de se soustraire au contrôle et s’envoler avec 200.000 euros non déclarés ? Pour pouvoir le poursuivre en justice, les enquêteurs doivent obtenir la levée de son immunité parlementaire. Les autres membres de l’APN voteront-ils en faveur de la levée de l’immunité de leur collègue ? Rien est moins sûr.

Elyas Nour