Les journalistes d’Algérie-Focus et de nombreux militants et manifestants pacifiques ont vécu un 1er Novembre très particulier à Alger-Centre. Samedi matin, à 11 H, un dispositif sécuritaire impressionnant a été rapidement mis en place pour réprimer et empêcher tout rassemblement devant la Grande Poste.
Ainsi, une vingtaine de femmes, d’hommes et de sympathisants de l’association SOS Disparus, un collectif des familles des personnes disparues pendant la décennie noire en Algérie, ont été embarqués manu militari par les agents de la Police dés qu’ils avaient tenté de tenir leur rassemblement pacifique. Au même moment, des journalistes d’Algérie-Focus tentaient de couvrir le plus normalement possible cet événement en prenant des photos et en filmant les séquences des arrestations musclées. Mais les forces de l’ordre n’ont pas apprécié cette présence journalistique trop gênante à leurs yeux et ont interpellé également nos deux reporters présents sur les lieux. « Pourquoi vous prenez des photos et vous faites des vidéos ? Vous n’avez pas le droit ! », hurlent des policiers qui ont apostrophé nos journalistes sur un ton menaçant. Notre appareil photo numérique a été saisi par les policiers qui ont vérifié et supprimé toutes les photos prises y compris celles qui ne concernent nullement la manifestation pacifique de ce samedi 1er Novembre ! Nos journalistes ont eu droit à un interrogatoire en bonne et due forme. Ils ont été sommés de s’expliquer à propos de leur travail journalistique comme s’il avait commis un quelconque délit.
« Pourquoi vous êtes partis assister au Forum du quotidien Liberté ? », « Vous n’avez pas le droit de filmer des policiers qui ont manifesté devant le Palais du Gouvernement », les reproches et intimidations des forces de l’ordre se sont multipliés alors que nos journalistes disposaient de tous les documents nécessaires et exigés par la loi en vigueur pour qu’ils puissent exercer leur travail le plus légalement possible. Mais nos policiers ont poursuivi leur harcèlement et leurs intimidations envers nos journalistes alors que les autres représentants des médias algériens effectuaient leur travail sur le terrain sans être inquiétés ! Pourquoi une telle attitude répressive envers les journalistes d’Algérie-Focus ?
Soulignons enfin que d’autres manifestants ont été arrêtés par la police au niveau de la Place de la Liberté de la Presse située dans la rue Hassiba Ben-Bouali à Alger. Plusieurs militants du parti de l’opposition le Mouvement Démocratique et Social (MDS) ont été embarqués et conduits à un commissariat de police parce qu’ils avaient tenté d’organiser une marche pacifique dans les rues de la capitale.