Vente d’armes à l’Algérie : le sénat français donne son feu vert

Redaction

La France fait un pas de plus dans son rapprochement avec l’Algérie. Après 4 ans de blocage, le Sénat français vient d’adopter l’accord de Défense qui devra lier les deux pays dans les prochaines années.

Au-delà de son caractère politique, cet accord donnera surtout la possibilité à la France de pouvoir vendre des armes à l’Algérie.  Il faut savoir que ces dernières années, ce sont surtout les autres capitales européennes, notamment Berlin, Rome et Londres qui ont vendu de grandes quantités d’armes à l’Algérie.

En plus de la clause portant vente d’armes, l’accord de Défense algéro-français porte également sur la formation. Actuellement, une trentaine d’officiers algériens sont formés chaque année dans les écoles militaires françaises.

« L’accord est venu au bon moment puisqu’il coïncide avec la visite du président François Hollande en Algérie », a commenté à ce sujet Jean-Pierre Chevènement, vice-président du Sénat et ancien ministre de la Défense de François Mitterrand.

L’accord de Défense algéro-français avait été initialement signé en juin 2008 lors de la visite, à Alger, de l’ancien Premier ministre François Fillon. Mais le Conseil d’Etat français n’avait pas donné son accord favorable au texte, ce qui empêchait, jusque-là, son adoption par le parlement et le sénat. Mais cette institution à la fois judiciaire et administrative a fini par donner son quitus. Chose qui a ouvert la voie à l’adoption du texte par les parlementaires français.

Cet accord, qui porte aussi bien sur le volet politique que logistique, va être définitivement paraphé lors de la visite de François Hollande à Alger les 19 et 20 décembre prochains. Il sera l’un des moments forts de cette visite durant laquelle des questions sensibles seront abordées.

Essaïd Wakli